<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Les Sentinelles De La République &#187; élections</title>
	<atom:link href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/category/la-tour-de-guet/elections/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com</link>
	<description>citoyens engagés et enragés</description>
	<lastBuildDate>Mon, 05 Jul 2010 13:53:47 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.0</generator>
		<item>
		<title>Sclérose de la politique française par sa professionnalisation</title>
		<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/sclerose-de-la-politique-francaise-par-sa-professionnalisation/</link>
		<comments>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/sclerose-de-la-politique-francaise-par-sa-professionnalisation/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 14:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martigan</dc:creator>
				<category><![CDATA[La main courante]]></category>
		<category><![CDATA[La tour de guet]]></category>
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[citoyenneté]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme et clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[citoyen]]></category>
		<category><![CDATA[clientélisme]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[népotisme]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[valeurs républicaines]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.sentinelles-de-la-republique.com/?p=125</guid>
		<description><![CDATA[Les hommes et femmes politiques français, dans leur très grande majorité, sont des professionnels de la politique. Par professionnel on peut supposer qu’ils ont acquis et développé les compétences qui leur permettent de gérer les affaires publiques (la République). Mais par professionnel il faut aussi penser que la politique est leur moyen de subsistance, leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Assemblee Nationale paris" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/Assemblee-Nationale-paris.jpg" alt="Assemblee Nationale paris" width="450" height="299" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les hommes et femmes politiques français, dans leur très grande majorité, sont des professionnels de la politique.<br />
Par professionnel on peut supposer qu’ils ont acquis et développé les compétences qui leur permettent de gérer les affaires publiques (la République).<br />
Mais par professionnel il faut aussi penser que la politique est leur moyen de subsistance, leur travail, là encore pour la très grande majorité d’entre eux.<br />
Et c’est là que le bât blesse. En effet, l’absence chez la plupart des hommes politiques français d’activité principale en dehors de leur « engagement » politique est porteur intrinsèquement de perversions.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez un travail, vous allez dans un premier temps chercher à le conserver, puis dans un second temps, si les conditions le permettent, chercher à évoluer, en termes de responsabilités, d’expertises et/ou de revenus.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme politique fait de même.<br />
Pour conserver un emploi (faute d’activité autre pour subsister), il va être capable de compromissions, de dévoyer son engagement, de pervertir sa mission auprès de ses électeurs, de cumuler les postes pour atténuer la perte de l’un d’entre eux.<br />
Pour augmenter ses revenus, il va chercher à cumuler ceux-ci, ainsi que les indemnités, les remboursements de frais…</p>
<p style="text-align: justify;">Cela explique en grande partie la réticence de la classe politique à limiter, voire interdire, le cumul des mandats. C’est naturellement, pour ceux qui sont en place dans les appareils politiques, une perte potentielle de revenus considérable et la perte de l’effet assurance d’un poste par rapport à un autre. Les arguments avancés pour justifier les cumuls sont risibles ou vides :<br />
- cumuler mandat national et local permet de faire avancer les dossiers : argument clientéliste, dans lequel on voit que la forme et les réseaux priment sur le fond du dossier ;<br />
- rester au contact des réalités : outre que les députés ont une permanence dans laquelle ils peuvent recevoir des « vrais gens » avec des « vrais problèmes », je ne suis pas sûr que le cumul des réunions obligatoires ainsi que des formalités inhérentes aux différents postes permettent de garder beaucoup de temps pour « rester au contact des réalités », sans compter le temps qui ne sera pas passé sur les dossiers dont a la charge le cumulard.<br />
On reviendra sur ce cumul des mandats…</p>
<p style="text-align: justify;">Il en découle le grippage des appareils politiques. En effet, comment mieux protéger ses revenus qu’en contrôlant la concurrence ? Au sein de son propre parti, c’est facile de s’assurer, une fois qu’on est en place, que personne ne vienne nous marcher sur les plates-bandes. Pour ce qui est de le concurrence, on peut trouver des accords, histoire de se « partager » les postes…</p>
<p style="text-align: justify;">Autre conséquence : les formations spécifiques aux hommes politiques. Une très grande partie du corps politique français est issue de Science Po, complété de l’ENA pour une bonne part (ce n’est pas le cas de notre président actuel, certes). Mais la question est : ces gens ont-ils fait ce parcours pour servir l’Etat, puis ont-ils décidé ensuite de mettre en avant leurs convictions politiques, ou bien ont-ils choisi dès le départ cette voie pour pouvoir réussir leur « carrière » politique. Bourdieu croyait savoir que la jeune Ségolène Royal s’est « posé la question du choix entre la gauche et la droite en terme de plan de carrière » et qu’elle a choisi la gauche faute de places à prendre à droite… Cette affirmation est certes à prendre au conditionnel, mais révélatrice de cette problématique du plan de carrière politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela va désormais plus loin. Jean S., fils d’un certain Nicolas S., a décidé, manifestement, de se lancer dans une carrière. Mais ce n’est pas d’une carrière d’avocat dont nous parlons. C’est celle d’homme politique. D’ailleurs il parait douteux qu’avec un mandat de conseiller général, une position élevée à l’UMP des Hauts de Seine et un mandat d’administrateur de l’EPAD, Jean S. trouve suffisamment de temps pour retrouver le chemin des cours, le cas échéant, cela jetterait un doute sur l’intensité de son engagement auprès du peuple français (neuilléen surtout).<br />
Jean S. veut simplement faire homme politique, comme papa ! C’est une carrière intéressante. Pas la plus rémunératrice, mais tout de même très confortable : il y a aussi beaucoup d’avantages en nature, et le petit bonus du pouvoir…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans cette jungle professionnelle, que deviennent les électeurs, que devient le peuple ?<br />
Rien. Il est mis de coté, il n’est plus qu’un moyen pour accéder à un poste, il est réduit à un consommateur de politique, il n’est pas un acteur de la vie de la nation. La République, la chose publique, est ignorée en fin de compte.<br />
L’élu, de représentant du peuple français désigné par le suffrage universel, et donc redevable devant lui de ses actes, au quotidien, devient un bateleur soucieux de son image, soucieux de trouver le bon « mix produit », la bonne « accroche commerciale » pour marquer le plus les esprits. Et le moyen remplace peu à peu la fin, dans un phénomène de perte de sens, de perte de repères personnels, accentué par une durée de vie politique qui se compte en décennies…</p>
<p style="text-align: justify;">Peu importe les convictions, il faut trouver un job.<br />
Et pour cela, à chacun sa stratégie :<br />
- grimper les échelons d’un parti établi (UMP, PS…) ;<br />
- trouver une niche produit et lancer une start-up ;<br />
- changer le packaging d’un vieux parti sans élan ;<br />
- trahir son camp (mais encore faudrait-il vraiment avoir des convictions pour parler de trahison…) : les transfuges socialistes au gouvernement Sarkozy… et Sarkozy lui-même, en son temps ;<br />
- jouer sur l’échelon local ou national.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout homme politique adoptant cette « tactique », la conviction personnelle, l’engagement, sont des notions dépassées.<br />
Et le souci, c’est que ce mode de fonctionnement devient tellement généralisé qu’il obère toute possibilité de renouvellement, toute possibilité pour le peuple français de trouver des représentants qui seront fidèles à l’esprit de la République, qui agiront, au sein du peuple français, dans l’intérêt de celui-ci, qui respecteront des engagements pris devant celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste toutefois, et heureusement, des moyens de défendre la République contre les dérives de la classe politique.<br />
Les citoyens peuvent utiliser leur bulletin de vote, ils peuvent aller voir leurs représentants (maires, conseillers généraux, conseillers municipaux, conseillers régionaux, députés, sénateurs…), leur demander des comptes, leur poser des questions, ils peuvent les sanctionner, et leur dire pourquoi ils le font.</p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie française, en effet, cela ne devrait pas être des élites qui gèrent nos intérêts au mieux de leurs intérêts.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Martigan</a></p>
<p><strong>
<p style="text-align: left;">Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=67">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=67</a></p>
<p></strong></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/sclerose-de-la-politique-francaise-par-sa-professionnalisation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Élection des conseillers territoriaux : un système de parti unique à la française</title>
		<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/election-des-conseillers-territoriaux-un-systeme-de-parti-unique-a-la-francaise/</link>
		<comments>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/election-des-conseillers-territoriaux-un-systeme-de-parti-unique-a-la-francaise/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 12:47:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
				<category><![CDATA[La main courante]]></category>
		<category><![CDATA[La tour de guet]]></category>
		<category><![CDATA[constitution]]></category>
		<category><![CDATA[élections]]></category>
		<category><![CDATA[constitution de 1958]]></category>
		<category><![CDATA[élection]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernement]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.sentinelles-de-la-republique.com/?p=82</guid>
		<description><![CDATA[Article écrit bien avant les élections régionales de 2010. Revenu d’actualité grâce aux déclarations post-résultats des cadres UMP. « L’abstention montre qu’il faut une réforme du mode de scrutin » (Xavier Bertrand). « Cela légitime la nécessité d’une réforme territoriale et du mode de scrutin. » (Nathalie Kosciusko-Morizet). « Nicolas Sarkozy tient pour responsable le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-168" title="article_bulletin-urne-election" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/article_bulletin-urne-election.JPG" alt="article_bulletin-urne-election" width="460" height="307" /></p>
<p style="text-align: justify;">Article écrit bien avant les élections régionales de 2010. Revenu d’actualité grâce aux déclarations post-résultats des cadres UMP.</p>
<p style="text-align: justify;">« L’abstention montre qu’il faut une réforme du mode de scrutin » (Xavier Bertrand).</p>
<p style="text-align: justify;">« Cela légitime la nécessité d’une réforme territoriale et du mode de scrutin. » (Nathalie Kosciusko-Morizet).</p>
<p style="text-align: justify;">« Nicolas Sarkozy tient pour responsable le mode de scrutin régional (à deux tours avec prime majoritaire) auquel “personne ne comprend rien”. » (Nicolas Sarkozy, cité par Les Echos)</p>
<p style="text-align: justify;">«  Plus que jamais la réforme et la simplification de notre organisation territoriale, que nous voulons avec le Président de la République, sont nécessaires. » (Extrait du discours de François Fillon de dimanche soir suite aux résultats du premier tour)</p>
<p>&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;&#8212;-</p>
<p style="text-align: justify;">Le titre officiel du projet de loi &#8211; <a href="http://www.senat.fr/leg/pjl09-061.html" target="_blank">projet de loi relatif à l&#8217;élection des conseillers territoriaux et au renforcement de la démocratie locale</a> &#8211; ne laisse pas, à priori, de place au constat que nous allons faire. Cependant les faits sont là et l&#8217;intention ne fait aucun doute pour qui comprend sur quelles réalités électorales s&#8217;appuient les propositions du rapport « Il est temps de décider » du comité pour la réforme des collectivités locales présidé par M. Balladur.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant l&#8217;introduction du texte du projet de loi peut paraître alléchante, tant elle se base sur une question tout à fait fondée et un objectif tout à fait louable, jugez plutôt :<br />
« Le projet de loi reprend cette idée forte du comité d&#8217;un élu unique siégeant à la fois au conseil général et au conseil régional : le conseiller territorial. Une telle réforme, ambitieuse, entend donner aux assemblées locales la légitimité indispensable pour exercer leurs responsabilités, en rapprochant les élus de nos concitoyens : qui connaît aujourd&#8217;hui ses conseillers régionaux, qui sait distinguer leur travail de celui des conseillers généraux ?<br />
Avec le conseiller territorial, les élus seront moins nombreux : 3 000 conseillers territoriaux environ remplaceront les 6 000 élus actuels des conseils généraux (4 182) et régionaux (1 880). Mais ils seront plus forts : plus connus, plus efficaces, donc plus légitimes. »</p>
<p style="text-align: justify;">On verra que cet objectif contient en lui-même les germes de l&#8217;inquiétude pour qui s&#8217;inquiète des dérives aux-quelles nous ont habitué ces dernières années les gens de pouvoir. Car ce n&#8217;est pas la proposition de refonder totalement la représentativité locale à base de conseillers territoriaux siégeant dans les 2 conseils généraux et régionaux en lieu et place de leurs actuels élus respectifs, qui pose problème mais les outils de cette refondation :<br />
- un redécoupage rendu nécessaire pour la réduction du nombre de représentants, et qu&#8217;il est prévu d&#8217;effectuer par ordonnance, bien protégé de tout débat parlementaire et de tout contrôle citoyen. Celui-ci pourra passer en décret au plus tard en Février 2013.<br />
- un type de scrutin inédit en France : &laquo;&nbsp;majoritaire uninominal à un tour&nbsp;&raquo; (80% des élus, avec un faire-valoir à la proportionnelle de 20% pour l&#8217;ensemble des partis battus)</p>
<p style="text-align: justify;">Bien entendu, quand on se targue en introduction, de s&#8217;inspirer d&#8217;un projet de loi émis par Léon Blum en 1926 (revenu à la mode ces derniers temps) et par un député socialiste de la IV° république, on se dit que les démocrates et républicain(e)s de tous bords n&#8217;auront rien à redire à l&#8217;application d&#8217;une mesure préconisée en d&#8217;autres temps par les membres d&#8217;un parti de l&#8217;autre bord que celui qui le propose aujourd&#8217;hui.<br />
Mais c&#8217;est justement là que le bât blesse ! Messieurs Blum et Weill-Raynal, tout membres de la SFIO qu&#8217;ils fussent, étaient avant tout représentants du peuple sous les III° et IV° Républiques. Ces régimes avaient leur mode de fonctionnement propre avec des faiblesses spécifiques et se référer aux réflexions de ces grands hommes sans faire remarquer ce point pour régler ce que l&#8217;on considère un problème de représentation locale dans la V° République est tout simplement de la malhonnêteté intellectuelle. Proposer l&#8217;élection de conseillers territoriaux au scrutin majoritaire uninominal à un tour répondrait alors aux défis d&#8217;il y a 80 ans, pas à ceux d&#8217;aujourd&#8217;hui.</p>
<p style="text-align: justify;">Cependant, avec un mécanisme aussi bien pensé et qui prévoit d&#8217;être d&#8217;une grande efficacité, la proposition est loin de permettre la représentativité locale forte qu&#8217;elle prétend introduire. Le directeur de l&#8217;observatoire de la vie politique et parlementaire, Denys Pouillard, parle de  « <a href="http://www.vielocale-viepublique.fr/Etudes/Elections/tabid/65/Default.aspx" target="_blank">guillotine électorale</a> », démontons donc cette machine double-lame.<br />
- le redécoupage, incontrôlé par les représentants élus du peuple car proposé par ordonnance (1), est rendu nécessaire par le passage prévu d&#8217;environ 6 000 élus à 3 000. C&#8217;est l&#8217;occasion de réduire le nombre de cantons d&#8217;environ 4 000 à quelque chose comme 2 400. On s&#8217;attend donc tout simplement à ce que les personnes chargées par le pouvoir en place de réaliser en toute discrétion ce redécoupage soient aussi chargées d&#8217;escamoter les cantons récalcitrant pour les regrouper avec des cantons mieux orientés pour le-dit pouvoir.<br />
- le parti actuellement au pouvoir national est presque partout en tête au premier tour des élections locales, mais faute d&#8217;allié se retrouve aux élections de 2004 à la tête d&#8217;une seule région (l&#8217;Alsace) sur les 21 régions métropolitaines votant selon le même type de scrutin (la Corse ayant un statut particulier qui fait qu&#8217;elle n&#8217;est pas dirigée par le groupe qui avait le plus de voix dans l&#8217;absolu)<br />
Et voilà donc pourquoi le scrutin &laquo;&nbsp;majoritaire uninominal à un tour&nbsp;&raquo; prend tout son intérêt. Dans un paysage électoral local redécoupé par et pour le seul parti au pouvoir national, comment en serait-il autrement que le-dit parti sorte grand vainqueur d&#8217;élections qu&#8217;il n&#8217;arrive plus à remporter avec les règles actuelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous vous dites : « pensez-vous, une telle réforme ne saurait passer sans des fortes récriminations de la part des partis d&#8217;opposition ! » Cela devrait être vrai mais rien n&#8217;est si sûr.<br />
Tout d&#8217;abord, la plupart des partis très minoritaires n&#8217;ont que peu de relais dans les médias, qui, une fois de plus, ne sont pas prompts à décoder ou alerter sérieusement sur les cotés négatifs de cette éventuelle réforme. Du coup, ils auront tendance à concentrer leur effort au moment du vote, mais bien trop tard car jouant avec des règles pensées par d&#8217;autres pour les pénaliser.<br />
Avec la réduction drastique du nombre d&#8217;élus, on verra apparaître une guerre électorale féroce entre les partis d&#8217;opposition. 20% de 3000 à se partager à 3 ou 4 quand le système actuel propose deux fois plus de postes aux carriéristes de tous bords. Divisés, n&#8217;acceptant plus que difficilement les arrangements qui sont courants aujourd&#8217;hui et visant à présenter des listes unies derrière des personnalités issues de petits partis alliés, les partis d&#8217;opposition ne peuvent attendre de cette réforme qu&#8217;un résultat &laquo;&nbsp;perdant-perdant&nbsp;&raquo; face à un parti devenu hégémonique.<br />
Le PS, sans allié et face à 80% de voix données à l&#8217;UMP, perdrait donc mécaniquement un grand nombre des régions qu&#8217;il gère aujourd&#8217;hui, non pas à cause d&#8217;une mauvaise gestion de sa part sanctionnée par les électeurs mais par ce tripatouillage électoral bien préparé.</p>
<p style="text-align: justify;">Le constat est donc simple : le peuple français se prépare au delà de 2014 à voter pour donner le pouvoir majoritaire  dans tous les territoires à un parti unique, secondé d&#8217;un pis-aller de 20% visant à conserver l&#8217;illusion de démocratie républicaine.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : lottà</p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=62">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=62</a></strong></p>
<h6 style="text-align: justify;">(1) (que le dictionnaire de l&#8217;académie française défini dans sa 9° édition comme : « droit constitutionnel : Acte législatif pris par l’exécutif en certaines circonstances prévues par la Constitution ou en vertu d’une délégation temporaire du Parlement. »)</h6>
<p>sources :<br />
- <a href="http://www.senat.fr/leg/pjl09-061.html" target="_blank">http://www.senat.fr/leg/pjl09-061.html</a><br />
- <a href="http://www.france24.com/fr/20091021-r-forme-territoriale-le-mode-scrutin-tr-s-critiqu-classe-politique">http://www.france24.com/fr/20091021-r-forme-territoriale-le-mode-scrutin-tr-s-critiqu-classe-politique</a><br />
- <a href="http://www.vielocale-viepublique.fr/Etudes/Elections/tabid/65/Default.aspx" target="_blank">http://www.vielocale-viepublique.fr/Etudes/Elections/tabid/65/Default.aspx</a><br />
- <a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2861" target="_blank">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2861</a><br />
- <a href="http://www.lepost.fr/article/2009/10/22/1755003_conseillers-territoriaux-le-conseil-d-etat-refuse-la-manip-de-sarko.html" target="_blank">http://www.lepost.fr/article/2009/10/22/1755003_conseillers-territoriaux-le-conseil-d-etat-refuse-la-manip-de-sarko.html</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/election-des-conseillers-territoriaux-un-systeme-de-parti-unique-a-la-francaise/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>1</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>
