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	<title>Les Sentinelles De La République &#187; La tour de guet</title>
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	<description>citoyens engagés et enragés</description>
	<lastBuildDate>Mon, 05 Jul 2010 13:53:47 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Retraites : Il n&#8217;y aura pas de réforme</title>
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		<pubDate>Wed, 31 Mar 2010 20:00:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
				<category><![CDATA[La main courante]]></category>
		<category><![CDATA[La tour de guet]]></category>
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		<description><![CDATA[Depuis 2007, la classe politique nous parle jusqu&#8217;à la nausée de réformes. En fait de réformer, nous ne faisons qu&#8217;assister à une rapide érosion des droits des salariés. Depuis l&#8217;annualisation du temps de travail jusqu&#8217;à la suppression de la prise en compte des temps de transports des salariés en mission à l&#8217;extérieur de leur entreprise, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="La réforme des retraites n'aura pas lieu" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2010/03/retraités.jpg" alt="La réforme des retraites n'aura pas lieu" width="520" height="341" /></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 2007, la classe politique nous parle jusqu&#8217;à la nausée de <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/p-q-r/">réformes</a>. En fait de réformer, nous ne faisons qu&#8217;assister à une rapide érosion des droits des salariés. Depuis l&#8217;annualisation du temps de travail jusqu&#8217;à la suppression de la prise en compte des temps de transports des salariés en mission à l&#8217;extérieur de leur entreprise, en passant par la suppression déguisée des quotas d&#8217;heures supplémentaires ou le travail le dimanche ; le « modernisme » tant invoqué par le pouvoir en place ressemble à s&#8217;y méprendre à un formidable retour à l&#8217;archaïsme d&#8217;avant-guerre.</p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir en place, et dans une moindre mesure l&#8217;opposition, répètent à l&#8217;envi que, pour des raisons démographiques, seules trois solutions s&#8217;offrent à nous pour « sauver » (sic) notre système de retraites : le montant de cotisation, le montant des pensions, ou bien la durée de cotisation. C&#8217;est ainsi que Xavier Darcos expliquait au début de l&#8217;année lors d&#8217;un débat au Sénat :</p>
<p style="text-align: justify;">« Face à l&#8217;accroissement des déficits, l&#8217;exécutif dispose de trois leviers : baisser le montant des retraites, augmenter les cotisations et allonger la durée de cotisation effective. Diminuer le montant des pensions, je vous le dis clairement, serait inacceptable. Quant à l&#8217;augmentation des cotisations, j&#8217;observe que nous avons déjà le niveau de cotisation le plus élevé d&#8217;Europe (&#8230;) Je le dis donc sans ambages : dans un pays dont l&#8217;espérance de vie s&#8217;accroît d&#8217;un trimestre chaque année, nous n&#8217;avons d&#8217;autre solution que de travailler plus longtemps. »</p>
<p><strong>La Mascarade</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, la pseudo-promesse de Nicolas Sarkozy le mercredi 24 mars 2010 « (&#8230;) mon devoir de chef de l&#8217;État est de garantir que nos retraites, vos retraites seront financées (&#8230;) je ne passerai pas en force. Le temps qu&#8217;il faut sera donné à la discussion avec les partenaires sociaux (&#8230;) Mais je vous promets qu&#8217;avant six mois, les mesures nécessaires et justes auront été adoptées» est une triple mascarade.</p>
<p style="text-align: justify;">La première mascarade étant l&#8217;effet d&#8217;annonce puisqu&#8217;il n&#8217;y à là rien de nouveau. Déjà le 22 juin 2009 ce même Nicolas Sarkozy déclarait au sujet des retraites «quand viendra le temps de la décision à la mi-2010, que nul ne doute que le gouvernement prendra ses responsabilités». Mais passons sur ce tour de passe-passe marketing consistant à faire croire que les élections régionales aient eu quelques conséquences sur la politique nationale. La seconde mascarade est de faire croire qu&#8217;il y aura «discussion avec les partenaires sociaux». Il n&#8217;y en aura pas. Les syndicats seront probablement reçus successivement en grande pompe à l&#8217;Élysée (et cela occupera à bon compte nos médias nationaux une petite semaine) mais ce n&#8217;est que l&#8217;air du «cause toujours» qui y sera joué puisque Xavier Darcos nous l&#8217;a expliqué « sans ambages » : il faudra travailler plus longtemps. La troisième mascarade est de faire croire que cela va prendre six mois. Cela ne prendra que tout au plus six minutes, le temps de signer un document, et cela se fera probablement lors d&#8217;une chaude journée d&#8217;août pendant que la France sera en vacances.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais la victoire est déjà acquise pour le gouvernement. Elle a été remportée le jour où, à force de matraquage médiatique, le mot réforme s&#8217;est transformé par la magie du Novlangue en un synonyme de &laquo;&nbsp;efforts supplémentaires pour les salariés&nbsp;&raquo;. Ainsi la réforme de l&#8217;assurance maladie n&#8217;a été que créations de franchises sur les médicament ou les soins ; la réforme de l&#8217;enseignement n&#8217;est que suppression de postes et hausse d&#8217;effectifs dans les classes ; la réforme des hôpitaux publics n&#8217;est qu&#8217;allongement de la durée de travail des infirmières etc.</p>
<p><strong>Le temps de cotisation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, le système du régime général des retraites mériterait bien une véritable réforme, un changement de paradigme même, tant l&#8217;évolution de la société l&#8217;a rendu injuste son seulement par le creusement des écarts de salaires, le développement de la précarisation, mais également la multiplication de sources de revenus autres que celui venant du travail de l&#8217;intéressé. L&#8217;illustration la plus marquante étant le système de décompte de la durée de travail que sont les fameux trimestres. Les assurés sociaux imaginent souvent que trois mois de travail équivalent à un trimestre cotisé, quoi de plus logique ? Et bien non, ce n&#8217;est pas le cas. Le décompte du temps de travail ne se fait pas sur la base du temps effectif de travail, mais sur la base des revenus ! Il faut toucher 200 heures de SMIC afin de valider un trimestre. Ainsi le travailleur précaire payé au SMIC, devra cumuler 800 heures de travail afin de valider son année complète, soit environ 6 mois à temps complet. En revanche, le cadre qui gagne 2 fois le SMIC validera son année complète, soit 4 trimestres, en ne travaillant que 3 mois !</p>
<p style="text-align: justify;">Le fossé de l&#8217;injustice est d&#8217;autant plus creusé que ce sont justement ceux qui sont payés au SMIC horaire qui subissent de plein fouet la précarisation du monde du travail : missions intérimaires, temps partiels imposés, et travaux les plus pénibles. Où est la pertinence de cette comptabilisation en trimestres dans une société où, ainsi que le raconte Florence Aubenas dans « Le quai de Ouistreham », la portion toujours plus grande des plus précaires de la société ne cherche pas un contrat de travail, mais des heures de travail ? Il est également nécessaire de prendre en compte la pénibilité du travail. Tout le monde en conviendra, la sciatique dont souffre François Fillon est probablement bien moins handicapante à son bureau de Matignon qu&#8217;elle ne le serait en portant des cartons de carrelage sur un chantier&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est pourquoi il serait vital de décorréler la mesure du temps de travail des revenus. L&#8217;acquisition en droits à la retraite ne devrait plus se faire en terme de revenus cotisés et trimestres. Si l&#8217;on suppose qu&#8217;il faille cotiser l&#8217;équivalent de 40 années actuelles, soit environ 64000 heures, alors le seuil pour la retraite pleine devrait être concomitant à l&#8217;acquisition de 64000 &laquo;&nbsp;points de droits&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Un tel système aurait de multiples intérêts. Le premier d&#8217;entre eux étant de prendre en compte plus simplement tant la pénibilité des travaux par l&#8217;établissement d&#8217;une grille de bonus que la diversité des conditions de travail dans la société moderne. Mettons à titre d&#8217;exemple des bonus de 5% pour le travail de nuit, et de 5% pour le travail en station debout, le serveur d&#8217;un restaurant pourrait ainsi acquérir 1,1 point pour une heure de travail de 22h à 23h.</p>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est d&#8217;ailleurs aussi probablement le seul moyen de prendre en compte la pénibilité dans la carrière d&#8217;un salarié qui, dans ce monde actuel, est condamné à changer 10 ou 15 fois de métier et de condition de travail dans sa carrière. C&#8217;est également un moyen juste de prendre en compte l&#8217;évolution des conditions de travail au fur et à mesure de l&#8217;évolution des technologies et de la société (s&#8217;il est généralement admis que conduire un TGV est devenu physiquement moins pénible qu&#8217;une locomotive à vapeur, on peut en même temps se demander si le travail d&#8217;un professeur de collège en banlieue n&#8217;est pas devenu plus pénible qu&#8217;il ne l&#8217;était il y a 30 ans).</p>
<p style="text-align: justify;">En plus d&#8217;une incontestable régression des injustices, un tel système offre de multiples leviers dans la future gestion du régime de retraite : le montant global de points à obtenir bien sûr (et donc la durée de cotisation de base) mais également les bonus obtenus selon les conditions de travail et de pénibilité. Il prend en compte également l&#8217;explosion de la diversité des conditions de travail dans la société moderne : si en 1950 l&#8217;immense majorité des salariés travaillait du lundi au vendredi de 8h à 17h, le monde du travail s&#8217;est aujourd&#8217;hui infiniment complexifié. Depuis les centres commerciaux ouverts le week-end et tard la nuit, jusqu&#8217;aux astreintes, temps partiels et nombreux déplacements, il existe maintenant un large spectre de typologies de salariat. Ce spectre s&#8217;élargit d&#8217;autant plus du fait des privatisations et de la disparition des régimes spéciaux. En effet les domaines dans lesquels, lors de l&#8217;après-guerre, il y avait des horaires décalés ou des contraintes spécifiques relevaient soit du service public, soit d&#8217;une branche particulière disposant d&#8217;un régime spécial. Le régime général n&#8217;a pas été conçu pour les spécificités de ces métiers.</p>
<p><strong>Le montant de cotisation</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne le montant de cotisation, les systèmes de retraite complémentaire utilisent depuis longtemps des &laquo;&nbsp;points de retraite&nbsp;&raquo;. Appelons donc ces points des &laquo;&nbsp;points de revenus&nbsp;&raquo; pour les distinguer des &laquo;&nbsp;points de droit&nbsp;&raquo;. En plus de simplifier la lisibilité pour les assurés, cela aurait également le mérite de simplifier les éventuels transferts de droits entre les différents régimes de retraite, et bien évidemment la &laquo;&nbsp;valeur du point&nbsp;&raquo; offre ainsi un curseur supplémentaire dans la gestion du régime de retraite.</p>
<p><strong>La pension et la solidarité</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En ce qui concerne la pension, un système de &laquo;&nbsp;points de revenus&nbsp;&raquo; ne peut se suffire à lui-même. Beaucoup considèrent la pension de retraite comme une rente à vie. Cependant il ne faut pas oublier que l&#8217;assurance vieillesse reste et demeure une assurance ! Cela peut paraître être une tautologie, cependant ce n&#8217;est pas ce qui est appliqué actuellement. Dans l&#8217;après-guerre, lorsque le système général de l&#8217;assurance vieillesse a été mis en place, il était exceptionnel pour un salarié de tirer des revenus d&#8217;autre chose que son travail. Mais maintenant, la société a évolué. Ainsi que l&#8217;assurance chômage ou d&#8217;autres prestations sociales n&#8217;indemnisent qu&#8217;en cas de « sinistre social », l&#8217;assurance vieillesse ne devrait que protéger contre le sinistre de la vieillesse.</p>
<p style="text-align: justify;">Comment ne pas s&#8217;insurger lorsqu&#8217;on voit un retraité encaisser de confortables pensions grâce aux cotisations de sa carrière brillamment menée, et en même temps encaisser 2000€ supplémentaires mensuels par la location de 4 chambre de bonnes à Paris saignant ainsi jusqu&#8217;à la dernière goutte de jeunes actifs qui, au nom de la solidarité entre les générations, versent déjà plus de 8% de leur salaire pour financer ladite pension ?</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi qu&#8217;on le voit dans d&#8217;autres systèmes d&#8217;assurances sociales, par le biais par exemple du RSA ou de la prime pour l&#8217;emploi, l&#8217;assurance vieillesse devrait être différentielle. Si l&#8217;on suppose par exemple un différentiel de 50%, le retraité qui encaisse 2000€ grâce à ses placements en bourse ou ses revenus immobilier se verrait signifier par le régime général « Vous avez gagné 2000€ de plus, tant mieux pour vous, nous allons donc réduire votre pension de 1000€ puisque nous ne sommes là que pour vous assurer contre la misère liée à la vieillesse, et non pas pour vous verser une rente ».</p>
<p style="text-align: justify;">Ce taux de 50% n&#8217;est indiqué qu&#8217;à titre d&#8217;exemple, cela peut être plus, cela peut être moins, cela peut même être un taux progressif sur le modèle de l&#8217;impôt sur le revenu : les 1000 premiers euros de revenus annexes n&#8217;ayant pas de conséquence, les 1000 suivants entrainant une baisse de la pension de 100€, les 1000 suivants entrainant une baisse de la pension de 200€ supplémentaires etc. Ces taux fournissant ainsi un curseur supplémentaire dans la gestion du système de retraite.</p>
<p style="text-align: justify;">Un tel système différentiel serait d&#8217;autant plus pertinent que ceux ont pu le plus investir sont ceux qui ont le mieux gagné leur vie, et donc ceux qui touchent les plus grosses retraites, profitant là d&#8217;un formidable effet de levier au détriment des jeunes générations.</p>
<p><strong>Il n&#8217;y aura pas de réforme</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Voilà cher lecteur, je ne cherche pas à te convaincre qu&#8217;un système tel qu&#8217;il est décrit ici serait bon, meilleur ou le meilleur ; mais je cherche à t&#8217;expliquer qu&#8217;une réforme ne doit pas être de l&#8217;immobilisme. Une véritable réforme consisterait à modifier en profondeur le système, en prenant en compte les évolutions passées et futures de la société et du monde du travail.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais rassure toi, il n&#8217;y aura pas de réforme, puisqu&#8217;on nous l&#8217;a dit « sans ambages » : il faudra travailler plus, pour très certainement gagner moins.</p>
<p>Car, telle est la musique du Novlangue :</p>
<p>La réforme c&#8217;est l&#8217;immobilisme ;<br />
l&#8217;ignorance de la Princesse de Clèves c&#8217;est la force ;<br />
la vidéosurveillance c&#8217;est la vidéoprotection ;<br />
la modernité c&#8217;est la régression au 19ème siècle.</p>
<p>Et n&#8217;oublie pas, cher lecteur : on nous regarde.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : aegir</p>
<p style="text-align: right;">Membre sur <a href="http://www.forum-eco.fr">www.forum-eco.fr</a></p>
<p style="text-align: left;">Article  initialement publié sur le <a href="http://www.mediapart.fr/club/blog/aegir/260310/retraites-il-ny-aura-pas-de-reforme" target="_blank">blog Médiapart d&#8217;aegir</a><br />
</a> Sous licence GFDL</a></p>
<p><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=138">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=138</a></strong></p>
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		<title>Atteinte à la liberté de pensée</title>
		<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/atteinte-a-la-liberte-de-pensee/</link>
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		<pubDate>Fri, 26 Feb 2010 16:30:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mychkine</dc:creator>
				<category><![CDATA[Dictionnaire de novlangue]]></category>
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		<description><![CDATA[L’importance des mots L’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 proclame : « Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion […] ». Comment peut-on priver quelqu’un de sa liberté de pensée ? C’est ce que nous allons voir. Regardons de près en quoi [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Atteinte à la liberté de pensée" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2010/02/il-faut-se-mefier-des-mots-300x225.jpg" alt="Atteinte à la liberté de penser" /><br />
<strong>L’importance des mots</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’article 18 de la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948 proclame : <em>« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion […] »</em>. Comment peut-on priver quelqu’un de sa liberté de pensée ? C’est ce que nous allons voir.</p>
<p style="text-align: justify;">Regardons de près en quoi les mots, leur usage, leur sens sont d’une grande importance. Leur pouvoir est crucial. Par extension le pouvoir de ceux qui le savent est grand.</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons des faits fondamentaux. C’est l’usage des mots qui distingue l’Homme de l’animal. C’est une définition philosophique de l’humanité. Aucun animal ne pourra jamais assembler des mots, des signes – porteurs de sens &#8211; pour construire des phrases &#8211; création de nouveau sens -, c’est la notion de langage articulé. Certes on peut en dresser certains à répéter des mots, assurément les cétacés usent d’une communication complexe… Mais le langage articulé est une spécificité humaine.</p>
<p style="text-align: justify;">Autre point essentiel qu’il faut savoir : ce sont les mots qui précèdent et engendrent les idées. Aussi inouï que cela puisse paraître, ce n’est pas l’inverse. L’éminent linguiste F. de Saussure écrivait : <em>« Abstraction faite de son expression par les mots, notre pensée n’est qu’une masse amorphe et indistincte »</em>. En effet la pensée n’existe que quand elle a trouvé sa formulation dans les mots, sinon on reste dans une intimité qui n’a pas été réfléchie. On ne sait alors pas où commencent ses pensées ni où se terminent celles d’autrui… Donc les idées qu’une personne peut développer dépendent directement des outils qu’elle aura acquis pour cela.</p>
<p><strong>La maîtrise du langage au cœur du pouvoir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La liberté de pensée peut très bien être obstruée précisément par cet outil qu’est le langage et qui coïncide tant avec la pensée. On croit penser par soi-même. Mais on se fait une opinion propre <em>via</em> ce que l’on entend, étudie, discute&#8230; au sein d’un environnement que l’on appelle culture. Ce n’est jamais sans influence.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots peuvent contenir des jugements, transmettre des émotions, être connotés. On peut, par le seul choix des termes, modifier l’interprétation, glorifier ou dénigrer. Ils peuvent donc orienter la pensée et par conséquent les comportements. Pour citer le sociologue P. Bourdieu : <em>« En fait les mots exercent un pouvoir typiquement magique : ils font croire, ils font agir. »</em> Il suffit alors pour qui cherche à asseoir son propre pouvoir de savoir les manier, voire les détourner. Et celui qui parvient à imposer son vocabulaire impose en même temps ses valeurs, son système, amène l’autre sur son terrain pour une lutte inégale. Les mentalités sont colonisées.</p>
<p style="text-align: justify;">Bien évidemment ce qui donne un tel pouvoir, les mots en l’occurrence, constitue un centre d’intérêt majeur chez les ambitieux de pouvoirs. Et cela éclaire d’autant mieux l’étroit rapprochement opéré entre les hommes politiques et le plus grand vecteur d’influence que sont les médias, <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/la-concentration-des-medias-nest-pas-democratique/">http://www.sentinelles-de-la-republique.com/la-concentration-des-medias-nest-pas-democratique/</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">L’auteur Georges Orwell a parfaitement démonté les ressorts de ce mécanisme dans son roman 1984. Il évoque une dictature qui utilise une langue, baptisée favorablement novlangue (newspeak), qui désapprend à penser en limitant, simplifiant et détournant les mots.</p>
<p><strong>Les techniques de détournement de la pensée</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Euphémisme anesthésiant, ambiguïté polysémique, communication anxiogène, oreilles flattées, sous-entendus de connivence, sourde tautologie, expressions standardisées insipides, néologismes idéologiques, significations oblitérées, logorrhée lénifiante, argumentaires auto référents, conformisme exalté, faux dilemmes muselant, dialectique spécieuse,…*</p>
<p style="text-align: justify;">Où l’on voit que les techniques à l’œuvre quotidiennement sont nombreuses. Et que ce n’est pas la richesse du vocabulaire qui fait défaut pour les dénoncer, alors même que ces manœuvres visent à l’appauvrissement de la pensée. Il y a donc moyen de les contrebalancer. C’est ainsi que l’instruction est cruciale pour permettre, moyennant efforts, l’autodéfense intellectuelle. Limitons-nous à détailler quelques exemples de techniques de détournement.</p>
<p style="text-align: justify;">L’euphémisme. &laquo;&nbsp;Plan social&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;mise au chômage organisée d’employés&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Cohésion sociale&nbsp;&raquo; pour &laquo;&nbsp;ordre&nbsp;&raquo;. On notera l’usage intensif de &laquo;&nbsp;social&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Croissance négative&nbsp;&raquo; pour ne surtout pas prononcer décroissance, voire laisser entendre &laquo;&nbsp;récession&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;déflation&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Le dégât collatéral&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;le théâtre d’opérations&nbsp;&raquo;… Les exemples foisonnent. À noter que les « journalistes » de télévision poussent plus loin dans la censure du vocable « mort » : « l’accident a fait 3 victimes et 12 blessés ». A charge de chaque homme libre de décrypter cette aberration que les victimes sont les morts, mais pas les blessés !</p>
<p style="text-align: justify;">La connotation peut aller jusqu’à l’inversion de sens. Par exemple ces termes passe-partout de &laquo;&nbsp;réforme&nbsp;&raquo; ou de &laquo;&nbsp;modernisation&nbsp;&raquo; qui, sous couvert d’effet d’action positive, servent bien souvent à valoriser des politiques réactionnaires, à maquiller des régressions sinon des renforcements conservateurs.</p>
<p style="text-align: justify;">Le détournement de sens. Les &laquo;&nbsp;pauvres&nbsp;&raquo; deviennent des &laquo;&nbsp;personnes de conditions modestes&nbsp;&raquo; que l’on finira par désigner, par commodité, &laquo;&nbsp;personnes modestes&nbsp;&raquo;. Leur supposé manque d’ambition serait donc la cause principale de leur sort grâce à ce tour de passe-passe (!). C’est la même chose pour les &laquo;&nbsp;opprimés&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;exploités&nbsp;&raquo; qui sont devenus des &laquo;&nbsp;exclus&nbsp;&raquo;. C’est pratique. Il y avait des oppresseurs identifiés, désormais, le terme « exclueur » n’existant pas, l’exclu est responsable de son sort. Et il n’y a donc plus à discuter d’injustice, mais à s’armer de compassion. [1]</p>
<p style="text-align: justify;">Les mots usés. Certains mots sont vidés de leur substance à cause de la saturation médiatique. Exemple &laquo;&nbsp;social&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;réforme&nbsp;&raquo; (encore eux), &laquo;&nbsp;sécurité&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;durable&nbsp;&raquo;… Qui n’a pas remarqué certains termes pendus à la langue de telle ou telle personne médiatisée ? L’appauvrissement du vocabulaire est un corollaire du martèlement. Les mêmes mots revenant en boucle, on fait accroire que peu de termes existent pour décrire le réel. Cela restreint les limites de la pensée. Et cela est servi par des médias de l’instantané, qui ne permettent pas le lien entre temps et pensée, ce qui a permis l’avènement de ce profil moderne d’informé-ignorant.</p>
<p style="text-align: justify;">Les faux dilemmes. Ils relèvent plus du raisonnement que du choix des mots mais résultent et se renforcent de l’appauvrissement lexical. Il est assez criant de constater tous ceux installés dans l’esprit des individus. Celui qui critique un écart, voire un ravage du libéralisme serait un communiste ou un anti-américain. Celui qui souhaite débattre d’une thèse officielle serait un adepte des complots… Le faux dilemme se fonde sur l’esprit manichéen, ou binaire, qui domine partout. Il prône systématiquement le tiers exclu, et réfute la notion de degrés. Telle idéologie est bonne ou pas, « si vous n’êtes pas avec moi vous êtes contre moi » (credo busho-sarkozyste), certaines personnes sont bonnes ou mauvaises dès la naissance, une personne est sotte ou intelligente, tel trait est acquis ou inné… C’est caractéristique de la tournure d’un esprit simpliste. Les réponses argumentées viennent se butter contre une posture réflexe, qui a évacué le raisonnement autonome et souple ; le débat s’en trouve stérilisé.</p>
<p style="text-align: justify;">La création utilitaire. On le voit avec la connotation positive du néologisme « novlangue ». Quand un mot est créé, la signification qui sera adoptée découlera de la connotation que l’on aura voulu lui attribuer. A lire : l’analyse de la fabrication du terme vidéo-protection dans l’article idoine <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/video-protection-un-mythe-pour-pallier-une-triste-realite/">http://www.sentinelles-de-la-republique.com/video-protection-un-mythe-pour-pallier-une-triste-realite/</a>.</p>
<p><strong>L’idéologie libérale** bien servie</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Nos paroles viennent se mouler dans cette langue aseptisée omniprésente. Et force est de constater que celle-ci sert l’idéologie dominante actuelle. Elle est même partie intégrante de cette dernière qui s’active continuellement à s’auto-valider. C’est d’autant plus décelable à mesure que les contestations prennent de l’ampleur. Bien entendu la propagande n’est pas son apanage, cela concerne tous les pouvoirs et de tous temps. Mais pour le coup, les idées sont présentées comme aux origines d’un système, alors que c’est ce système qui les met en place pour se légitimer. Et l’objectif est le conformisme des gens. C’est très important à savoir, car s’ils n’ont plus les outils pour décrire et comprendre, ils n’en auront pas pour la critique. Les citoyens seraient alors pris dans un carcan invisible, incapables d’imaginer la possibilité d’alternatives viables.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On peut donc agir sur le cerveau d’autrui en propageant certaines habitudes langagières, en favorisant une fréquence et une interprétation de certains mots. Il faut garder en tête les deux intentions du novlangue. Il empêche d’énoncer des idées, de penser certaines choses, obligeant à répéter des slogans comme des mantras. Et il formate les esprits, en créant des postures mentales qui se fondent à dessein dans l’idéologie dominante. L&#8217;intégration de l&#8217;individu au système devient parfaite.</p>
<p style="text-align: justify;">Rendons donc au dictionnaire sa vertu. Allons le consulter pour que l’esprit entretienne son discernement grâce à la richesse du vocabulaire. C’est l’objet du petit dictionnaire de ce site <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/category/dictionnaire-citoyen/">http://www.sentinelles-de-la-republique.com/category/dictionnaire-citoyen/</a> qui est là pour tenter de contrer le travail de redéfinition constant. Et souvenons-nous aussi du mot d’Albert Camus : <em>« mal nommer les choses c’est ajouter au malheur du monde ».</em> C’est la liberté de pensée qui est en jeu, elle-même garantie, dans son principe, par la déclaration universelle des droits de l’Homme ; parce qu’il faut des mots pour penser.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Mychkine</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=135">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=135</a></strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">* … et aussi : langage technocratique décourageant, anglicismes inutiles évidents, tabous hypocrites, politiquement correct, langage diplomatique déplacé, langue de bois généralisée, verbiage voulu, démagogie répandue, discours soporifiques, persuasion invisible, omissions méprisantes, messages subliminaux, censure invisible, propagande sournoise, émotions exacerbées, formatage intangible, aliénation insoupçonnée, glissements sémantiques iniques, sujets confinés, redéfinition implicite, lâches circonvolutions, lieux communs neutralisants, autocitations des médias, vocabulaire aseptisé, phraséologie démocratique, brouillage de crâne, vulgarité assumée, semi-mensonges par connotations, barbarismes branchées ineptes, leurre de contradiction, vain pédantisme, termes galvaudés, sophismes répandus, succédanés trompeurs, raccourcis caricaturaux, torrent de paroles.</p>
<p>** Telle que connue dans la pratique jusqu&#8217;à présent.</p>
<p>[1] en substance d’après « LQR, la propagande au quotidien » (Eric Hazan)<br />
philosophie et spiritualité : <a href="http://sergecar.perso.neuf.fr/index.htm">http://sergecar.perso.neuf.fr/index.htm</a><br />
P. Bourdieu : <a href="http://adonnart.free.fr/doc/parler.htm">http://adonnart.free.fr/doc/parler.htm</a><br />
Normand Baillargeon : <a href="http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/normand/cours1.htm#PART08">http://olivier.hammam.free.fr/imports/auteurs/normand/cours1.htm#PART08</a></p>
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		<title>Du trou &#171;&#160;virtuel&#160;&#187; de la Sécurité Sociale</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2009 22:51:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Sécurité Sociale est un organisme qui a été mis en place dès 1945 à l&#8217;instigation du général de Gaulle et du Conseil National de la Résistance présidé entre autres par Jean Moulin. (CNR défini sur wikipédia comme &#171;&#160;l&#8217;organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Du trou virtuel de la Sécurité Sociale" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/articlesécu.jpg" alt="Du trou virtuel de la Sécurité Sociale" /></p>
<p style="text-align: justify;">La Sécurité Sociale est un organisme qui a été mis en place dès 1945 à l&#8217;instigation du général de Gaulle et du Conseil National de la Résistance présidé entre autres par Jean Moulin. (CNR défini sur wikipédia comme &laquo;&nbsp;l&#8217;organe qui dirigea et coordonna les différents mouvements de la Résistance intérieure française, de la presse, des syndicats et des membres de partis politiques hostiles au gouvernement de Vichy à partir de mi-1943.&nbsp;&raquo;) Elle est inspirée des théories économiques et politiques de John Maynard Keynes qui voyait l&#8217;État comme un acteur fort et porteur de régulations positives contre des marchés qui n&#8217;étaient, pour lui, ni nécessairement auto-régulateurs, ni producteurs de bien-être généralisé.<br />
Le mode de fonctionnement de la Sécurité Sociale correspond à la devise &laquo;&nbsp;De chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins&nbsp;&raquo; et vise à fournir aux travailleurs et salariés, puis par la suite à l&#8217;ensemble de la population, une meilleure qualité de santé et de vie, les rendant plus forts et plus productifs dans les tâches qu&#8217;ils réalisent au service de leur employeur et, partant, de la vigueur économique de la France. En cela, elle rompt avec la tradition libérale et bourgeoise du XIX° siècle dont les écrits d&#8217;Émile Zola, notamment, sont un témoignage poignant de la misère dans laquelle sont plongés les perdants de l&#8217;individualisme.</p>
<p><strong>Qui veut la fin de la Sécurité Sociale ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le système français de solidarité et particulièrement la Sécurité Sociale sont loués dans des discours auto-satisfaits et consensuels pour avoir permis à la France de mieux résister à la première vague de la crise mondiale par ceux-là même qui veulent leur disparition. Cependant, cela ne change rien aux années de propagande qui ont créé dans l&#8217;esprit du peuple français la certitude que &laquo;&nbsp;la sécu est malade&nbsp;&raquo;. Les intérêts sont divers et peuvent être regroupés globalement en deux catégories :<br />
- pour raisons idéologiques : les &laquo;&nbsp;libéraux&nbsp;&raquo; qui ont courbé l&#8217;échine pendant 40 ans de politique mondiale d&#8217;inspiration keynésienne et qui portent aujourd&#8217;hui le discours de &laquo;&nbsp;réforme&nbsp;&raquo; (comprendre destruction) de la Sécurité Sociale. Ils proposent des solutions individualistes proches de celles en place au XIX° siècle et qui faisaient d&#8217;eux les alliés objectifs des capitaines d&#8217;industries et autres grands bourgeois. L&#8217;objectif premier est d&#8217;assouplir le marché du travail malgré l&#8217;affaiblissement de toute la classe des travailleurs en résultant ;<br />
- pour raisons capitalistes : les assureurs, banques et mutuelles (le frère de l&#8217;actuel président est d&#8217;ailleurs délégué général du groupe Malakoff Médéric qui se définit comme &laquo;&nbsp;le premier groupe paritaire de protection sociale.&nbsp;&raquo; (1)) ont un intérêt financier direct et à court-terme. Ces organismes bénéficient d&#8217;une écoute attentive des décideurs politiques français et européens, bien que leurs intérêts à la privatisation de la Sécurité Sociale soient en opposition avec les recommandations du CNR pour une France économiquement dynamique au service de ses citoyens.</p>
<p><strong>L&#8217;origine des dépenses</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;augmentation des dépenses de santé est chaque année supérieure à l&#8217;augmentation du produit intérieur brut, de l&#8217;ordre de 3 à 6% (2). Le discours libéral relayé dans les médias est de contester le fondement de la Sécurité Sociale qui ne serait qu&#8217;un organe &laquo;&nbsp;déresponsabilisateur&nbsp;&raquo; permettant aux classes populaires, aux chômeurs et autres RMIstes de recourir à des consultations ou des soins dont ils n&#8217;auraient pas besoin en profitant d&#8217;un biais qui ferait que le &laquo;&nbsp;consommateur&nbsp;&raquo; n&#8217;est pas le payeur. Ce discours est faux et construit sur un mensonge par omission :<br />
- &laquo;&nbsp;faux&nbsp;&raquo; car, comme le montre &laquo;&nbsp;l&#8217;enquête sur la santé et la sécurité sociale&nbsp;&raquo; effectuée par le credes (3) auprès de 20 000 personnes de plus de 16 ans (enquête reprise en page 100 du livre &laquo;&nbsp;Le mythe du &laquo;&nbsp;trou de la Sécu&nbsp;&raquo; &nbsp;&raquo; de Julien Duval (4)), la fréquentation d&#8217;un médecin spécialiste est deux fois plus forte chez les cadres que chez les populations affaiblies économiquement. Dans le même temps, le rapport s&#8217;inverse au détriment des chômeurs et RMIstes et passe du simple au triple en ce qui concerne le renoncement aux soins (32% et 37% contre 12%) ;<br />
- &laquo;&nbsp;mensonger&nbsp;&raquo; car ce discours omet des éléments comme l&#8217;augmentation de la durée de la vie (et de son corollaire qu&#8217;est l&#8217;augmentation de la médicalisation et de la dépendance) dont l&#8217;accompagnement à un coût élevé. Sont occultés, aussi, les progrès de la médecine qui se mesurent entre autres au prix des machines de pointe comme à l&#8217;apparition de traitements nouveaux (contre le cancer, chirurgie plastique pour les grands brûlés, &#8230;).<br />
Toutes ces avancées sont coûteuses et doivent faire l&#8217;objet d&#8217;un choix de société (quel accompagnement propose-t-on à nos retraités, à nos accidentés du monde du travail, de la route ou de la vie, &#8230;) plutôt qu&#8217;à un simple calcul comptable.</p>
<p><strong>Le déficit</strong></p>
<p style="text-align: center;"><img class="aligncenter" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/trousécutableau.jpg" alt="comparatif État / Sécurité Sociale" height="167" /></p>
<p><span style="font-family: gautami;"> </span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="font-family: gautami;">* Données 2008, extraites du travail de la cour des comptes &laquo;&nbsp;Rapport sur l&#8217;application des lois de financement de la sécurité sociale &#8211; 16 septembre 2009&#8243; &#8211; <a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/Chap1-resultats-financement-des-deficits.pdf">chapitre I : Les résultats et le financement des déficits</a> pour les recettes et les dépenses. Données extraites des comptes du treizième exercice (2008) de la <a href="http://www.cades.fr/node/117">Caisse d&#8217;amortissement de la dette sociale</a> pour le volume de la dette sociale (déficit accumulé par le régime général de la sécurité sociale)<br />
** Données 2008, diffusées par performance-publique.gouv.fr pour les <a href="http://www.performance-publique.gouv.fr/les-ressources-documentaires/le-budget-et-les-comptes-de-letat/les-chiffres-cles-du-plf-2010.html">recettes</a> et par actualités françaises pour <a href="http://www.actualite-francaise.com/depeches/deficit-etat-explose,1643.html">les dépenses et le déficit</a>. Données <a href="http://www.insee.fr/">INSEE</a> pour la dette globale de l&#8217;état ( &laquo;&nbsp;dette nette&nbsp;&raquo; moins &laquo;&nbsp;dette sociale&nbsp;&raquo;).</span></p>
<p style="text-align: justify;">Les sommes manipulées par la Sécurité Sociale pour, notamment, la santé de tous sont très élevées, même plus élevées que les recettes perçues par l&#8217;état. En allant plus loin, on voit bien à la lecture de ce tableau que l&#8217;importance du &laquo;&nbsp;trou de la sécu&nbsp;&raquo; n&#8217;est que relative. Avec une dette globale représentant 30 % des recettes annuelles, nous sommes bien loin des 430 % pour l&#8217;ensemble des autres administrations publiques de l&#8217;État.<br />
Le propos n&#8217;est pas de dire que tout est parfait au niveau de la Sécurité Sociale, mais force est de constater que les attaques qui se concentrent contre elle ne sont pas justifiées d&#8217;un point de vue pragmatique. Pourquoi nous parle-t-on systématiquement d&#8217;une &laquo;&nbsp;Sécurité Sociale malade&nbsp;&raquo; souffrant d&#8217;un &laquo;&nbsp;trou abyssal&nbsp;&raquo; ? Les intérêts idéologiques et financiers cités plus haut n&#8217;en apparaissent qu&#8217;avec plus de force : la Sécurité Sociale n&#8217;est pas si mal en point, il est possible de tirer partie de sa privatisation directement (pour les assureurs et banquiers qui investiraient le secteur avec une logique de rendement) ou indirectement (pour les libéraux qui déséquilibreraient un peu plus la balance au détriment des couches sociales les plus faibles).</p>
<p><strong>Responsabilités</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le discours médiatique nous rappelle très souvent que la &laquo;&nbsp;Sécu va mal&nbsp;&raquo; et de nombreuses &laquo;&nbsp;enquêtes&nbsp;&raquo; plus ou moins exclusives nous parlent de l&#8217;origine du &laquo;&nbsp;trou de la sécu&nbsp;&raquo;. Relayant, sans grand effort pour la mettre à l&#8217;épreuve de la réalité, la théorie libérale, les journalistes montrent du doigt les utilisateurs et plus particulièrement les patients. Souvent irresponsables, parfois fraudeurs, la mesure de l&#8217;impact chiffré sur le déficit de la Sécurité Sociale se fait inversement au scoop que représente la diffusion du témoignage d&#8217;un RMIste profitant autant que possible de toutes les allocations de l&#8217;État. En cela, cet article dans <a href="http://www.lexpress.fr/actualite/societe/justice/la-grande-fraude-sociale_482525.html">l&#8217;express</a> est symptomatique. Ce discours a tellement été répété que le citoyen va finir par se persuader que la Sécurité Sociale est en danger de banqueroute à cause de la fraude et des abus de parasites. Pour répondre à cette préoccupation créée de toutes pièces, a été institué en 2008 un <a href="http://www.securite-sociale.fr/institutions/fraudes/fraude.htm">comité national de lutte contre les fraudes</a>. Cela permet aussi de créer un service pour lequel certains semblent prêts à payer : <a href="http://www.mediverif.fr/fraude-securite-sociale.php">pour éviter les fraudes à la Sécurité sociale, MEDIVERIF propose une solution aux employeurs : les contrôles médicaux patronaux</a>.<br />
Le propos de cet article n&#8217;est pas de justifier la fraude et les abus, surtout venant de réseaux organisés parasites qui profitent des cotisations issues de nos salaires parfois durement gagnés, mais force est de constater que le discours sur le &laquo;&nbsp;trou de la sécu&nbsp;&raquo; occulte systématiquement et de façon très démagogue toute une série d&#8217;autres responsabilités. On pourra aborder :</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- les laboratoires pharmaceutiques et les médecins.</em> Dans une France championne du monde de la consommation de médicaments, on continue de culpabiliser les patients. Pourtant le consommateur n&#8217;est pas le prescripteur. Jamais le lobbying des laboratoires pharmaceutiques auprès de la profession des médecins n&#8217;est remis en cause. Pourquoi le discours libéral, prompt à dénoncer l&#8217;attitude du RMIste qui profiterait du fait que le consommateur n&#8217;est pas le payeur, ne dénonce-t-il jamais le comportement des laboratoires pharmaceutiques qui poussent à la consommation pour assurer leurs bénéfices ? Ceux-ci se désintéressent pourtant bien du problème puisque &laquo;&nbsp;c&#8217;est la Sécu qui paye !&nbsp;&raquo; ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- l&#8217;État.</em> Il est choisi dans cet article d&#8217;étudier le <a href="http://www.ccomptes.fr/fr/CC/documents/RELFSS/RapportSecuriteSociale2006.pdf">rapport sur l&#8217;application des lois de financement de la sécurité sociale de 2006</a>. L&#8217;étude des différents rapports de la cour des comptes est très instructive. On peut en retirer ces commentaires éclairant le comportement étatique : &laquo;&nbsp;l’accroissement régulier des dettes de l’État du fait d’une insuffisance chronique de dotations budgétaires destinées à financer les prestations versées en son nom ou à compenser les exonérations de cotisations sociales&#8230;&nbsp;&raquo; ainsi qu&#8217;&nbsp;&raquo;une confirmation de la tendance à reporter vers des organismes aux ressources insuffisantes ou incertaines les impasses financières liées à l’écart désormais structurel des charges et des produits&#8230;&nbsp;&raquo;. Une valeur chiffrée est trouvée dans le tableau &laquo;&nbsp;Créances et produits à recevoir liés aux mesures en faveur de l’emploi : évolution au cours de l’exercice 2005 &nbsp;&raquo; intégré en page 71 et montrant que, pour le seul aspect des exonérations de cotisations patronales devant être compensées, l&#8217;État n&#8217;a pas respecté son engagement à hauteur de 2,24 milliards d&#8217;euros en cette année 2005. Ce seul exemple permet d&#8217;expliquer 20% des 11,6 milliards d&#8217;euros de déficit du régime général en 2005.<br />
Il arrive parfois que l&#8217;État rembourse une partie de ses arriérés (comme un versement d&#8217;environ 5Md€ en 2007) mais ceux-ci se reconstituent très rapidement (2 ans plus tard, l&#8217;État a reconstitué sa dette à hauteur de 6Md€).<br />
Cet article n&#8217;est pas le lieu pour faire une liste exhaustive mais on notera que l&#8217;État est de manière récurrente accusé de ne pas non plus verser à la Sécurité Sociale l&#8217;intégralité de la part due sur la vente de tabacs, les boissons alcoolisées ou les assurances des véhicules automobiles, &#8230; Plus de 5 milliards de dette annuelle de l&#8217;État dans un budget en déficit de 10 milliards, à se demander qui des malades ou des hommes politiques creusent le &laquo;&nbsp;trou de la sécu&nbsp;&raquo; ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- le patronat.</em> Friand consommateur de travail au noir avec près de 15% des entreprises inspectées en infraction avec la législation sur le travail non déclaré. Le journal &laquo;&nbsp;La croix&nbsp;&raquo; estime dans un article repris par <a href="http://www.impots-utiles.com/travail-au-noir-13-des-entreprises-controlees-en-fraude.php">Impôts-utiles.com</a> : &laquo;&nbsp;Pour la Sécurité Sociale, le manque-à-gagner se situerait entre 6,2 et 12,4 milliards d&#8217;euros.&nbsp;&raquo; On retrouve le même constat dans un rapport de la cour des comptes repris par la <a href="http://www.cnt-f.org/spip.php?article392">Confédération Nationale du Travail</a> et qui parle de &laquo;&nbsp;9,7 à 13,4 milliards d&#8217;euros&nbsp;&raquo; pour 2007. Plus de 9 milliards de manque à gagner dans un budget en déficit de 12 milliards, à se demander qui des malades ou du patronat creusent le &laquo;&nbsp;trou de la sécu&nbsp;&raquo;. Patronat qui d&#8217;ailleurs crie systématiquement au danger que représente pour les finances publiques ce déficit qu&#8217;il contribue chaque jour par la fraude à creuser et qui en demande très fréquemment la privatisation totale. &laquo;&nbsp;Aux innocents les mains pleines&nbsp;&raquo; ;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>- politiques &laquo;&nbsp;en faveur de l&#8217;emploi&nbsp;&raquo;.</em> On parlera ici de la responsabilité de l&#8217;État à travers ses choix politiques liés à l&#8217;activité économique. À travers les exonérations de cotisations pour les bas salaires de M. Chirac, les exonérations de cotisations pour les heures supplémentaires et le statut d&#8217;auto-entrepreneur de M. Sarkozy et le salariat à temps partiel imposé par le patronat avec la bénédiction des politicien(ne)s de tous bords, ce sont autant de manque-à-gagner pour la Sécurité Sociale. On retrouve la <a href="http://www.cnt-f.org/spip.php?article392">Confédération Nationale du Travail</a> qui fait remarquer que les politiques aboutissant à une forme de salariat dégradé entrainent de faibles contributions au système de Sécurité Sociale et par ailleurs que &laquo;&nbsp;1% de masse salariale en moins représente 1,1 milliard d’euros de perte pour la Sécu.&nbsp;&raquo; Il est possible de multiplier les exemples de l&#8217;impact de ces mesures sur la dégradation des comptes de la Sécurité Sociale telles que l&#8217;intéressement et les stock-options plutôt qu&#8217;une intégration effective dans la fiche de salaire.</p>
<p><strong>Que se passe-t-il ailleurs ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En page 25 du livre &laquo;&nbsp;Le mythe du &laquo;&nbsp;trou de la Sécu&nbsp;&raquo; &nbsp;&raquo; cité plus haut, on trouve un tableau des dépenses et indicateurs de santé dans quelques pays de l&#8217;OCDE. On pourra noter ici la part des dépenses de santé dans le PIB en Allemagne 10,6%, en Espagne 7,3%, aux États-Unis d&#8217;Amérique 15,3%, en France 10,5%, en Italie 8,7%, au Japon 8,0% ou au Royaume-Uni 8,5%.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce tableau donne envie d&#8217;aller voir ailleurs ce qu&#8217;il se passe.<br />
On pourra noter quelques éléments anecdotiques permettant des économies à petite échelle en évitant le gaspillage. Ce serait très peu mais ce serait toujours ça &#8230;<br />
Au Royaume-Uni, les pharmaciens lisent l&#8217;ordonnance du médecin et donnent au malade la quantité exacte prescrite pour le traitement. Quand on sait la quantité de médicaments qui ont passé de validité dans les armoires de salle-de-bain en France, on trouve dommage que ce surplus gaspillé serve à assurer les bénéfices des laboratoires pharmaceutiques avec les sous de la Sécurité Sociale, des sous issus de notre travail.<br />
En Espagne, les personnes reconnues &laquo;&nbsp;chroniques&nbsp;&raquo; ont une ordonnance spéciale qui leur permet d&#8217;obtenir &laquo;&nbsp;à vie&nbsp;&raquo; leurs médicaments, inutile pour eux de retourner tous les 3 ou 6 mois donner 22€ à leur praticien pour refaire une prescription.</p>
<p style="text-align: justify;">On voit aussi que le pays qui a le plus haut niveau de dépenses de santé par rapport au PIB, les États-Unis d&#8217;Amérique est aussi celui qui a la plus grande partie de sa population non couverte pour le risque &laquo;&nbsp;santé&nbsp;&raquo; (autour de 20% des salariés ne sont pas du tout couverts (5)). Ce chiffre important vient des cotisations aux mutuelles d&#8217;assurance-maladie privées qui &laquo;&nbsp;investissent une part non négligeable de leurs ressources dans des techniques destinées à démasquer les &laquo;&nbsp;mauvais clients&nbsp;&raquo; qui dissimulent des problèmes de santé. Ces techniques incluent des incursions très discutables dans la vie privée, et un surcoût important&nbsp;&raquo;. (4) L&#8217;obligation de rentabilité financière est un autre élément expliquant ce surcoût.<br />
Le système de base états-unien est, lui, structuré comme le modèle libéral en vigueur en France au XIX° siècle. Il dépend essentiellement des employeurs (sauf pour les très pauvres et les indigents bénéficiant de l&#8217;équivalent de notre CMU). Si une entreprise fait faillite ou choisit un placement dangereux pour les sommes récoltées&#8230; l&#8217;ensemble de l&#8217;épargne des salariés, pour la couverture maladie comme pour la pension de retraite, est tout simplement perdu !</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">On a pu voir, au fil de cet article, que la Sécurité Sociale, bien qu&#8217;améliorable est dans un état de santé que lui jalousent les investisseurs privés. Ceux-ci rongent leur frein en attendant que le travail de sape de la propagande libérale fasse son effet et que la privatisation apparaisse au peuple français comme une solution nécessaire et bénéfique pour tout le monde, une solution qu&#8217;il validera par son vote avec la certitude de faire le bon choix.<br />
La réalité c&#8217;est l&#8217;abandon de l&#8217;idée de vouloir un plus grand nombre en bonne santé. C&#8217;est aussi la fin de la solidarité des citoyens envers les accidentés ou les personnes développant une maladie chronique qui n&#8217;auraient plus que leur famille comme seul recours face à une maladie grave entraînant une hospitalisation, la perte du salaire et celle de la couverture maladie car &laquo;&nbsp;l&#8217;abonnement&nbsp;&raquo; ne pourrait plus être payé.<br />
La réalité c&#8217;est aussi que le discours libéral ne parle pas du coût des dégâts de la privatisation pour la société, l&#8217;économie nationale et pour les entreprises. Un employé en bonne santé est productif, un employé malade doit être remplacé par quelqu&#8217;un qu&#8217;il faut former et à qui il faut laisser le temps de s&#8217;adapter à son nouveau poste.<br />
Au final les classes favorisées n’ont pas vraiment de problèmes de santé grâce à un travail facile physiquement, des conditions de vie agréables, des vacances confortables, … Les membres des couches populaires qui, pour beaucoup, ont un travail difficile, mutilant, aliénant, peu rémunérateur, peu propice à l&#8217;épargne, &#8230; seraient ceux à qui l’on souhaiterait faire payer encore plus alors qu&#8217;ils souffrent déjà de leur place de dominés dans la société actuelle. Cela s’inscrit dans la racine de cette maladie de notre époque : le profit immédiat au mépris des conséquences à long terme, en lutte avec la vision de 1945 d&#8217;une France forte de sa solidarité.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : lottà</p>
<p><strong> </strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=119">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=119</a></strong></strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>ressources :<br />
(1) <a href="http://www.malakoffmederic.com/">http://www.malakoffmederic.com/</a><br />
(2) <a href="http://www.continentalnews.fr/actualite/sante,7/206-5-milliards-d-euros-des-depenses-de-sante-en-france,2539.html">http://www.continentalnews.fr/actualite/sante,7/206-5-milliards-d-euros-des-depenses-de-sante-en-france,2539.html</a><br />
(3) <a href="http://www.credes.net/">http://www.credes.net/</a><br />
(4) Le mythe du &laquo;&nbsp;trou de la Sécu&nbsp;&raquo;. Julien Duval. Éditions Raisons d&#8217;agir, 2007. ISBN 978.2.912107.34.3<br />
<a href="http://www.homme-moderne.org/societe/socio/jduval/secu/extraits1.html">http://www.homme-moderne.org/societe/socio/jduval/secu/extraits1.html</a><br />
(5) <a href="http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er119.pdf">http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er-pdf/er119.pdf</a><br />
<a href="http://www.cnt-f.org/spip.php?article392">http://www.cnt-f.org/spip.php?article392</a><br />
<a href="http://www.inegalites.fr/spip.php?article190">http://www.inegalites.fr/spip.php?article190</a></p>
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		<title>Vidéo-protection : un mythe pour pallier une triste réalité</title>
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		<comments>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/video-protection-un-mythe-pour-pallier-une-triste-realite/#comments</comments>
		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 13:58:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
				<category><![CDATA[La main courante]]></category>
		<category><![CDATA[La tour de guet]]></category>
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		<description><![CDATA[La France connaît, il serait malhonnête de le contester, une dégradation notable de la qualité du &#171;&#160;vivre ensemble&#160;&#187;. La classe politique préfèrera réduire le problème au seul aspect &#171;&#160;délinquance&#160;&#187; ; faisant fi par là même de l&#8217;individualisation des rapports entre citoyens au travail comme dans la sphère privée, de la justification et l&#8217;acceptation de la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Agression homophobe : la victime se sent-elle vidéo-protégée ?" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/videosurveillance-camera-agression-homophobe.jpg" alt="Agression homophobe : la victime se sent-elle vidéo-protégée ?" /></p>
<p style="text-align: justify;">La France connaît, il serait malhonnête de le contester, une dégradation notable de la qualité du &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo;. La classe politique préfèrera réduire le problème au seul aspect &laquo;&nbsp;délinquance&nbsp;&raquo; ; faisant fi par là même de l&#8217;individualisation des rapports entre citoyens au travail comme dans la sphère privée, de la justification et l&#8217;acceptation de la privatisation de certains services publics&#8230; Ce terme délinquance, martelé par la presse, est désormais systématiquement utilisé pour désigner de manière restrictive <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/d-e-f/">&laquo;&nbsp;la délinquance de rue&nbsp;&raquo;</a>. Et ce sens dérivé finit par être adopté par tous, insidieusement, comme le nouveau sens de ce vocable. Cela conduit à occulter les problèmes de couple et notamment les violences conjugales, les problèmes de voisinage, la consommation de drogues dans les soirées de la haute société, la délinquance financière en col blanc et autres abus de biens sociaux par des dirigeants politiques, les évasions fiscales, l&#8217;embauche de personnels clandestins dans les meilleurs restaurants parisiens que fréquentent nos dirigeants&#8230;<br />
Faisons l&#8217;effort intellectuel de réduire notre pensée au cadre que nous impose la sémantique électoraliste et étudions une des solutions proposées au problème de la délinquance &#8230; de rue : la vidéo-surveillance.<br />
Une solution humaniste, solidaire, à long terme donc courageuse serait que l&#8217;État concentre la plus grande partie de son effort à établir les conditions économiques et sociales adaptées à ce que chacun trouve sa place dans le respect de ses concitoyens. Il s&#8217;attaquerait ainsi aux causes plutôt qu&#8217;aux conséquences. Il faudrait notamment travailler plus fortement à reconnaître à chacun(e) sa place dans la République quels que soient son origine, sa couleur ou son engagement politique, limiter l&#8217;affirmation de soi par la possession ou encore créer les conditions d&#8217;une économie cherchant à conjuguer la compétitivité des entreprises avec la qualité des conditions de travail et de rémunération des employés et des artisans (permettant en même temps de revaloriser la valeur travail par des actes, enfin !, plutôt qu&#8217;uniquement par les discours).<br />
En s’attaquant à sa rentabilité capitalistique, la délinquance &#8230; de rue perdrait l&#8217;attrait principal qui peut justifier d&#8217;en faire une carrière. Quel que soit le système, on trouvera toujours des éléments marginaux mais la présence policière ne serait alors que plus efficace et dissuasive. Le chemin emprunté ces dernières années est contre-productif et semble favoriser ce qu’il combat par « court-termisme ».<br />
La solution présidentielle, sonnant comme un aveu d&#8217;échec de cinq ans d&#8217;exercice au ministère de l&#8217;intérieur et de traitement de la délinquance &#8230; de rue par la répression policière, passe par le développement à l&#8217;anglaise de la vidéo-surveillance (nous évaluerons le fichage génétique ultérieurement) avec la mise en place dès le 15 mai 2007 d&#8217;une <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/">&laquo;&nbsp;Commission nationale de la vidéo-surveillance&nbsp;&raquo;</a>. Il sera intéressant d&#8217;étudier ce site et de prendre connaissance de son contenu, notamment la page d&#8217;accueil, la <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/admcontent/downloadMainDocuments/id/1">déclaration d&#8217;intention</a> de M. Melchior, président du comité de pilotage stratégique de la &laquo;&nbsp;vidéo protection&nbsp;&raquo; ainsi que de la synthèse du <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/document/downloadDocuments/id/90">rapport sur l&#8217;efficacité de la vidéo-protection</a>.</p>
<p>
<strong>Premier exercice : Décoder le &laquo;&nbsp;novlangue&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p style="text-align: justify;">S&#8217;il faut en croire M. Melchior, &laquo;&nbsp;nous passons de la vidéo-surveillance à la vidéo-protection&nbsp;&raquo;. Ce glissement sémantique n&#8217;est certainement pas innocent. Même si l&#8217;auteur de ce texte est convaincu que l&#8217;application pratique d&#8217;une technique restée identique puisse gagner en efficacité au bout de dix ans sans raison apparente (les biens et les personnes ne seraient plus seulement surveillés mais protégés), il existe un autre axe d&#8217;interprétation que nous allons prendre la peine de parcourir : renommer ce qui est connoté négativement.<br />
Car s&#8217;il devait être malhonnête de ne pas reconnaître la dégradation de la qualité du &laquo;&nbsp;vivre-ensemble&nbsp;&raquo;, il le serait tout autant de contester les dérives que favoriserait la vidéo-surveillance quant aux libertés publiques de tous les honnêtes citoyens. Et ce surtout pour un parti prônant le traitement de la délinquance &#8230; de rue par la seule répression. Ainsi, plutôt que de réaliser un véritable travail de contrôle et d&#8217;encadrement législatif fort de la technique de vidéo-surveillance pour lui donner une véritable légitimité répondant à une demande citoyenne, on change le nom afin de rajouter artificiellement, par un effet de manche et de <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/p-q-r/">communication</a>, une qualité indiscutable. Qui refuserait d&#8217;être protégé ? Mais surtout : qui préfèrerait être surveillé plutôt que protégé ?<br />
La technique de vidéo-surveillance reste essentiellement passive et n&#8217;a profité récemment d&#8217;aucun développement flagrant : un vol ou une agression se déroule pour la victime de la même manière dans une zone équipée de caméra ou non. Et ce de l’aveu même du <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/document/downloadDocuments/id/90">rapport sur l&#8217;efficacité de la vidéo-protection</a> de 2005, &laquo;&nbsp;l’effet « plumeau », c’est-à-dire un déplacement de la délinquance des zones sous vidéo-protection vers les zones non couvertes ne semble pas avéré&nbsp;&raquo;. En revanche le taux d&#8217;élucidation des agressions de la délinquance &#8230; de rue augmenterait, mais ce travail d&#8217;enquête n&#8217;est pas un travail de protection, puisque l&#8217;agression s&#8217;est déjà déroulée. Sauf à redéfinir un autre terme : &laquo;&nbsp;protection&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">Le slogan présente lui aussi un vif intérêt. &laquo;&nbsp;Vidéo-protection : la sécurité au service de la liberté&nbsp;&raquo;<br />
On y trouve un couple &laquo;&nbsp;sécurité&nbsp;&raquo; &#8211; &laquo;&nbsp;vidéo-protection&nbsp;&raquo;. &laquo;&nbsp;Sécurité&nbsp;&raquo; est un terme cher à M. Sarkozy, le président de notre République et &laquo;&nbsp;vidéo-protection&nbsp;&raquo; est celui dont nous venons d&#8217;étudier le caractère formaté. Ce couple introduit l&#8217;élément &laquo;&nbsp;liberté&nbsp;&raquo; (du citoyen honnête qui n&#8217;a rien à se reprocher) dont on peut douter qu&#8217;il survive à un maillage dense. En effet le même <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/document/downloadDocuments/id/90">rapport sur l&#8217;efficacité de la vidéo-protection</a>, relève que &laquo;&nbsp;le taux d’élucidation global ne progresse significativement que dans les villes où une forte densité de caméras a été installée&nbsp;&raquo;.<br />
En revenant aux sources sémantiques du terme &laquo;&nbsp;vidéo-protection&nbsp;&raquo; ( &laquo;&nbsp;vidéo-protection&nbsp;&raquo; est une construction formatée issue de &laquo;&nbsp;vidéo-surveillance&nbsp;&raquo; qui n&#8217;est elle même qu&#8217;une technique de &laquo;&nbsp;surveillance&nbsp;&raquo; ) et en retirant le terme &laquo;&nbsp;sécurité&nbsp;&raquo; qui n&#8217;apparaît ici que comme fil conducteur du discours présidentiel permanent, on aboutit à une version épurée et fort intéressante de ce slogan : &laquo;&nbsp;la surveillance c&#8217;est la liberté&nbsp;&raquo;. Et pourquoi pas &laquo;&nbsp;l’ignorance c&#8217;est la force&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;la guerre c’est la paix&nbsp;&raquo; ?! Fais ton choix, citoyen(ne) !</p>
<p>
<strong>Deuxième exercice : Explication de texte et contradiction</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Étudier un texte c&#8217;est s&#8217;intéresser au fond comme à la forme, cependant nous ne ferons que relever la difficile maîtrise de la ponctuation dont nous sommes gratifiés dans la <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/admcontent/downloadMainDocuments/id/1">déclaration d&#8217;intention</a> de M. Melchior.<br />
M. Melchior qui, se passant d&#8217;ailleurs de titre, d&#8217;entête comme d&#8217;introduction, commence son texte par un tonitruant &laquo;&nbsp;Depuis une dizaine d’années, la vidéo-surveillance a fait ses preuves&nbsp;&raquo;. On appréciera la rigueur de la datation (pour mémoire &laquo;&nbsp;le décret [date] du 17 octobre 1996&#8243; (1) ) mais surtout, et sans rire, le caractère péremptoire de cette affirmation. Pour connaître la véritable efficacité de la vidéo-surveillance, il nous faut traverser la Manche et rejoindre le pays le plus télé-surveillé d&#8217;Europe, le Royaume-Uni, dont M. Sarkozy a fait son modèle sur ce thème ainsi que pour le fichage génétique de la population (2 millions de personnes fichées en 2003 au Royaume-Uni). Si l&#8217;on en croit l&#8217;expérience de Scotland Yard dans ce domaine et la <a href="http://www.guardian.co.uk/uk/2008/may/06/ukcrime1">voix du chef du bureau des images visuelles, des identifications et des détections (en anglais, viido)</a> le taux d&#8217;élucidation des vols de rue à Londres s&#8217;élève, grâce à la vidéo-surveillance, à 3% ! ( &laquo;&nbsp;Only 3% of street robberies in London were solved using CCTV images&nbsp;&raquo; ). Combien de milliards de Livres ont été dépensés pour ces 3 malheureux pour-cent ? Combien de milliards d&#8217;Euros vont-ils être dépensés pour atteindre ces faramineux 3% qui assureront soi-disant notre &laquo;&nbsp;protection&nbsp;&raquo; ?<br />
D&#8217;ailleurs, de telles statistiques ne sont tout simplement pas évoquées sur la page d&#8217;accueil du site et ne sont jamais chiffrées dans la synthèse du <a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/document/downloadDocuments/id/90">rapport sur l&#8217;efficacité de la vidéo-protection</a>. Si elles avaient été favorables, elles auraient été mises en valeur plutôt deux fois qu’une. Cette absence signe un vide d&#8217;information loyale qui est comblé par la mise en avant d&#8217;un unique fait-divers élucidé grâce à la &laquo;&nbsp;vidéo-protection&nbsp;&raquo; et censé justifier à lui seul des milliards d&#8217;Euros de dépenses. Remarquons à nouveau que l&#8217;objectif de protection a échoué car le délit, bien qu&#8217;élucidé, a bel et bien eu lieu. ( &laquo;&nbsp;Un jeune homme ayant braqué une pharmacie à Arcs-sur-Argens dans le Var, a été identifié par le gendarme chargé de visualiser les images de vidéo-protection&nbsp;&raquo; )</p>
<p>
<strong>Troisième exercice : voir plus loin en revenant aux sources</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La vidéo-protection montrant ses limites et son caractère &laquo;&nbsp;vendeur&nbsp;&raquo;, elle se disqualifie elle-même pour justifier sa mise en place. Reste la vidéo-surveillance sans fard, avec ses points positifs mais aussi ses points négatifs :<br />
- surveillance de tous et perte de vie privée, même pour les honnêtes citoyens ;<br />
- entretien du sentiment de siège et de menace permanente, la rue n&#8217;est plus un espace public mais un lieu <em>a priori</em> dangereux.<br />
Sur le même modèle de la dégradation des conditions de travail liée, entre autres, à une gestion personnalisée des plans de carrière, se rajoute un effet d&#8217;individualisation par la peur. On rejoint ici la politique visant à diviser pour mieux régner, consistant à isoler les personnes pour qu’ainsi affaiblies elles ne s’associent pas dans une quelconque action engagée. Car les gouvernements et leurs alliés industriels ont plus que tout peur de l&#8217;organisation des citoyens, telles les luttes ouvrières en leur temps.</p>
<p style="text-align: justify;">La réalité c&#8217;est aussi le coût faramineux. M. Sarkozy demandait en 2007 l&#8217;implantation de 1 million de caméras de vidéo-surveillance autorisées d&#8217;ici 2009 (2), sachant que le projet commandé par la ville de Vannes pour 27 caméras est de presque 1 million d&#8217;Euros ! (3) Pour un projet dont le Figaro titra sur l&#8217;inefficacité au niveau national. (4)</p>
<p>
<strong>Conclusion :</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Pourquoi une démocratie qui se voudrait humaniste et solidaire choisirait une solution qui n&#8217;est ni efficace ni économiquement viable pour résoudre l&#8217;objectif affiché officiellement : réduire la délinquance &#8230; de rue. Si le chef de l&#8217;État était l&#8217;acteur pragmatique qu&#8217;il prétend être, cherchant à assurer sécurité ET liberté ET rentabilité, celui-ci devrait naturellement prendre la décision de stopper ce projet dont on a pu voir qu&#8217;il n&#8217;atteignait aucun de ces objectifs. Sinon il se disqualifie lui même de &laquo;&nbsp;pragmatique&nbsp;&raquo; : qui est capable de reconnaître qu&#8217;il faut abandonner une technique inefficace à atteindre les objectifs fixés. Alors pourquoi poursuivre dans ce sens ? Une explication serait que tout cela n&#8217;est que discours voué à endormir la critique et à cacher d&#8217;autres objectifs plus importants, moins avouables mais effectivement atteints et justifiant de poursuivre la mise en place de la vidéo-surveillance.<br />
Nous sommes loin d&#8217;un état dictatorial, mais il faut constater que ce système permettrait avant tout de mieux réprimer les mouvements de contestation populaires. En attendant, ces milliards d&#8217;Euros de nos impôts iront de notre poche à celle de quelques lobbyistes, pour assurer la répression de nos propres mécontentements. Et ce par choix idéologique, en contradiction totale avec le pragmatisme affiché.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : lottà</p>
<p><strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=106">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=106</a></strong></p>
<p></strong> </p>
<p>Références :<br />
(1) <a href="http://www.ume.asso.fr/IMG/doc/Videosurveillance.doc">http://www.ume.asso.fr/IMG/doc/Videosurveillance.doc</a><br />
(2) <a href="http://pmv4.premier-ministre.gouv.fr/pm_article.php3?id_article=57751">http://pmv4.premier-ministre.gouv.fr/pm_article.php3?id_article=57751</a><br />
(3) <a href="http://www.entreprise-transparence.com/transparence-actualites/videosurveillance-a-vannes-les-27-sites-dimplantation-de-cameras-devoiles/">http://www.entreprise-transparence.com/transparence-actualites/videosurveillance-a-vannes-les-27-sites-dimplantation-de-cameras-devoiles/</a><br />
(4) <a href="http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/21/01016-20090821ARTFIG00361-videosurveillance-le-rapport-qui-prouve-son-efficacite-.php">http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/08/21/01016-20090821ARTFIG00361-videosurveillance-le-rapport-qui-prouve-son-efficacite-.php</a><br />
<a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/">http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/</a><br />
<a href="http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/admcontent/downloadMainDocuments/id/1">http://www.videoprotection.interieur.gouv.fr/admcontent/downloadMainDocuments/id/1</a><br />
<a href="http://www.guardian.co.uk/uk/2008/may/06/ukcrime1">http://www.guardian.co.uk/uk/2008/may/06/ukcrime1</a><br />
<a href="http://souriez.info/Villes-sous-videosurveillance">http://souriez.info/Villes-sous-videosurveillance</a></p>
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		<title>La concentration des médias n&#8217;est pas démocratique</title>
		<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/la-concentration-des-medias-nest-pas-democratique/</link>
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		<pubDate>Sun, 06 Dec 2009 11:44:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mychkine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Droit à l’information L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : &#171;&#160;tout individu a droit à la liberté d&#8217;opinion et d&#8217;expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Les médias au service du pouvoir, le pouvoir au service des médias" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/12/2354779905_1.gif" alt="Les médias au service du pouvoir, le pouvoir au service des médias" /></p>
<p><strong>1. Droit à l’information</strong></p>
<p style="text-align: justify;">L’article 19 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 indique : &laquo;&nbsp;tout individu a droit à la liberté d&#8217;opinion et d&#8217;expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d&#8217;expression que ce soit.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">De plus, Victor Hugo, cité par Médiapart [1], a dit : &laquo;&nbsp;Le principe de la liberté de la presse n&#8217;est pas moins essentiel, n&#8217;est pas moins sacré que le principe du suffrage universel. Ce sont les deux côtés du même fait. Ces deux principes s&#8217;appellent et se complètent réciproquement. La liberté de la presse à côté du suffrage universel, c&#8217;est la pensée de tous éclairant le gouvernement de tous. Attenter à l&#8217;une, c&#8217;est attenter à l&#8217;autre&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify;">On reconnaît un régime totalitaire par le fait que les médias sont contrôlés par le pouvoir politique. Les révoltes sociales et populaires comme celle d&#8217;Oaxaca au Mexique en 2006 passent systématiquement par la prise de contrôle d&#8217;un média audio-visuel. Cela illustre à quel point la maîtrise de l’information est fondamentale pour asseoir son pouvoir, <em>a fortiori</em> à l’encontre ou l’insu de la population, ou pour lutter contre une éventuelle tentative de désinformation. Ne dit-on pas également que le premier perdant d’une guerre est la vérité ? Les médias sont donc essentiels à la démocratie, peut-être plus encore que les autres pouvoirs. Ils en sont également le baromètre. Et les dirigeants de grands médias sont les personnes parmi les plus puissantes qui soient.</p>
<p><strong>2. Qui possède les médias ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Les médias sont très nombreux. Bouquets de chaînes de télévision, magazines spécialisés sur tous les thèmes, stations de radio… sans oublier le labyrinthe d’Internet que nous ne développerons pas, car n’ayant pas atteint encore la puissance et la visibilité des autres supports. Le réflexe naturel serait d’imaginer derrière cette multitude de marques, de chaînes, une diversité et une pluralité souhaitables. Mais l’effet est trompeur. Derrière ce nombre pléthorique, paradoxalement il y a peu de personnes, et même de moins en moins.</p>
<p style="text-align: justify;">Arnaud Lagardère, ami intime de l’actuel chef d’état, qualifié de « mon frère » par ce dernier, possède* les éditions Hachette, Fayard, Grasset, Hatier, Hazan, Le Masque, Marabout, Pluriel, Stock, Le Livre de Poche, Larousse, Armand Colin, Dalloz et Dunod ; les magasins Relay, et Virgin ; les titres de presse Paris-Match, Elle magazine, le Journal du Dimanche ; les stations radio Europe1, Europe 2, RFM ; les chaînes de télévision Canal J, MCM, Mezzo, Tiji, Match TV, la chaîne météo, CanalSatellite, Planète, Planète Future, Planète Thalassa, Canal Jimmy, Season, CinéCinéma, AlloCinéInfo et EuroChannel ; entre autres.<br />
Groupe de l’industrie aéronautique, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 8,2 milliards d’€.</p>
<p style="text-align: justify;">Martin Bouygues (ami intime de l’actuel chef d’état, parrain d’un de ses fils) et sa famille possèdent* les chaînes de télévision TF1, LCI, Odyssée, Eurosport, Histoire, UshuaïaTV, S Star, Cinétoile, Cinéstar, Télétoon, Infosport, Série Club, TF6, TV Breizh ; les sociétés de production de films : Téléma, Film Par Film, TF1 Film Production, les sociétés de distribution de films : TFM, la société d’édition vidéo : TF1 Vidéo, les magazines Tfou Mag, Star Academy, et pour la presse écrite quotidienne gratuite : Métro.<br />
Groupe de bâtiment et travaux publics, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires en 2008 : 32,7 milliards d’€.</p>
<p style="text-align: justify;">Serge Dassault, proche de l’actuel chef d’état, et sa famille possèdent* Le Figaro, L’Express et le Figaro Magazine.<br />
Sénateur, avionneur et marchand d’armes, gros client de marchés publics. Chiffre d’affaires groupe en 2007 : 21 milliards d’€ (selon wikipédia, à vérifier).</p>
<p style="text-align: justify;">Avec ces 3 personnes nous avons listé notamment le 1er éditeur de France, le 2ème libraire de France, le 1er quotidien de France, la 1ère chaîne de télévision de France si ce n’est d’Europe. Dans ce pays, la plus grande partie des médias est donc détenue par cinq empires financiers : Bouygues, Dassault, Lagardère, Bertelsmann (groupe RTL, M6), Vivendi-Universal (canal+, SFR).</p>
<p style="text-align: justify;">Ajoutons encore Bernard Arnault l’homme le plus riche de France, qui fut témoin de mariage de l’actuel chef de l’état et qui possède Les échos. Vincent Bolloré, proche de l’actuel chef de l’état au point de lui prêter son yacht pour les vacances, possède la chaîne de télévision Direct8, les journaux gratuits Direct Soir et Matin Plus, en plus du groupe publicitaire Havas contenant RSCG de Jacques Séguéla.</p>
<p style="text-align: justify;">En voulant parler de concentration, on s’aperçoit que cette concentration est de surcroît, autour de l’actuel chef de l’état !</p>
<p style="text-align: justify;">Rarement autant de pouvoir n&#8217;a été concentré entre les mains d&#8217;agents économiques aussi restreints. Car le biais du capitalisme est qu’après la phase de concurrence, vient le temps du monopole de celui qui a gagné la bataille de la concurrence, et qui rachète ses anciens adversaires, sinon s’allie avec eux, cherchant par la même occasion à interdire l&#8217;accès au marché à d&#8217;éventuels concurrents. C’est le paradoxe d’un modèle qui, sans garde-fous, tend vers la suprématie, donc l’abus, puisque l’équilibre pluriel de départ est rompu. Depuis les années 90, ce contrôle capitaliste des médias se double d&#8217;une dynamique de concentration.</p>
<p style="text-align: justify;">Que reste-t-il ? Le service public. Sa part de marchés reste inférieure [2]. Du point de vue déontologique, ce secteur doit s’efforcer d’être neutre. Donc il va s’interdire les méthodes très commerciales de ses concurrents cités plus haut, ou au pire les emprunter dans une certaine mesure, ce qui ne lui fera pas rattraper son écart d’audience. De plus une nouvelle organisation l’a mis sous la coupe directe du chef de l’état en gage de la suppression de la publicité.</p>
<p><strong>Sondages</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Si par définition, le média est le moyen de communication et de diffusion d&#8217;informations, alors sans aucun doute le sondage est devenu un média. Pourquoi les sondages sont-ils si importants ? Parce qu’ils servent d’auxiliaires très puissants à l’homme politique. Et soyons clair, derrière les circonvolutions du discours bienfaisant et rassembleur, le fond du propos de l’homme politique est beaucoup plus net et agressif : si vous contestez la mesure, nous avons la preuve – que vous ne pouvez vérifier &#8211; que vous êtes minoritaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Qui possède les instituts ?<br />
- CSA est possédé par Vincent Bolloré, cité plus haut.<br />
- IFOP est dirigé par Laurence Parisot, par-ailleurs présidente du Medef, organisation dont le frère de NS** fut vice-président jusqu&#8217;à fin août 2006, et invitée à la petite fête de la victoire de mai 2007 au Fouquet’s.<br />
- IPSOS a pour administrateur notamment Nicolas Bazire, conseiller personnel de Nicolas Sarkozy et témoin de son dernier mariage. Pierre Giacometti, directeur général d&#8217;Ipsos France, lui aussi invité du Fouquet’s.<br />
- Opinionway, a été fondé par Hugues de Cazenave. Voir cet article de politique.net [3] pour la mise en évidence de proximité politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne manquons pas d’impartialité en étant partiels, existent aussi la SOFRES qui a pour actionnaire les fonds d&#8217;investissement américain Fidelity ; LH2 (ex-Louis Harris) qui a été vendu par TNS à deux de ses dirigeants et BVA qui a pour actionnaires les fonds d&#8217;investissement Rothschild.</p>
<p style="text-align: justify;">Sans préjuger d’une orientation politique systématique, on peut bien imaginer que, même s’il s’agit d’une minorité de sujets, les plus sensibles seront traités d’une certaine façon … ou pas du tout. Quant aux questions qui orientent les réponses c’est tellement évident, que certaines études sont tout simplement honteuses. Et les journalistes des médias de masse n’apporteront pas la précision sur les propriétaires des instituts et leurs autres activités. Ce manque de professionnalisme confine à la désinformation.</p>
<p style="text-align: justify;">L’information libre étant consubstantielle (i.e. inséparable) à la démocratie, il est incroyable qu’une telle force, les médias, soit autorisée légalement à une telle consanguinité avec les pouvoirs économiques et politiques. Une démocratie qui laisse cela se mettre en place ne fonctionne pas correctement dans le sens constitutionnel d&#8217;un gouvernement par tou(te)s pour tou(te)s.</p>
<p><strong>3. Problème de la concentration (réunion de toute l&#8217;autorité dans les mains d&#8217;un seul)</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Il ne s’agit pas de stigmatiser telle ou telle entreprise qui n’a sans doute pas prospéré sans talent. Mais plutôt de montrer en quoi la situation ne convient pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Aucun des établissements financiers qui possèdent les médias n’a ce métier comme activité unique. Et à l’exception de Bertelsmann, le journalisme n’est pas le but premier de ces sociétés. Il s’agit même de groupes qui ont comme particularité d’avoir pour client l’état : le bâtiment, les travaux publics et les activités d’armement. Pour le dire de façon peu diplomatique, ils doivent leur pouvoir et richesses aux commandes que leur passent les politiciens avec l’argent public. Cela pose des problèmes politiques sérieux.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces groupes qui contrôlent la télévision ont la capacité d’utiliser le pouvoir conféré par cet outil puissant au bénéfice de leurs autres activités. Cela ne se fait pas forcément ouvertement. Mais par exemple on ne sera pas informé sur les activités en Afrique des grands groupes français, Bolloré notamment.</p>
<p style="text-align: justify;">De plus on constate une dépendance du pouvoir politique vis-à-vis du pouvoir médiatique. Si le groupe a besoin de l’état, il a les moyens pour lui apporter tout le soutien nécessaire. Par renvoi d’ascenseur, il pourra être servi par des commandes, qui à ces échelles sont très importantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Malheureusement on a l’impression de répondre à la question : pourquoi ces entreprises championnes du capitalisme ont investi dans le secteur chroniquement déficitaire de la presse à l’aube du XXIème siècle ?</p>
<p style="text-align: justify;">De surcroît ce secteur se voit maintenant financé par l’état (et donc par les citoyens) via un plan de 600 millions d’euros distribués sur 3 ans [4] à l&#8217;initiative de NS. Ne s&#8217;agit-il pas avant tout d&#8217;un cadeau à ceux qui l&#8217;ont &laquo;&nbsp;fait&nbsp;&raquo; ? Ou le genre d’opération séduction / siphonnage qu’il maîtrise ? S’il existe bien des journaux dits d’opposition tels le Nouvel Observateur ou Libération, avec sa technique d’ouverture, NS est capable de les dompter par cette aide. Qui ne serait pas séduit et donc… influencé dans son travail ? C.f. ce très bon article de Médiapart [1]. NS a bien compris l’importance de ce IVème pouvoir et continue à y étendre son emprise déjà quasi-hégémonique. Hégémonie ou consanguinité dont il tente de faire croire à l’inexistence en toute occasion.</p>
<p style="text-align: justify;">À titre personnel je suis frappé de constater que nombre de personnes pensent que le chef de l’état est légitime dès lors qu’il est élu. Mais si, avant l’élection, celui-ci possède les chaînes de télévisions comme en Italie ou a pour amis proches les propriétaires de celles-ci comme en France (amitié expliquée ou doublée d’une convergence d’intérêts), comment peut-on croire sérieusement que cela ne pèse pas sur l’issue du scrutin, et ce de manière illégitime, hors de l’esprit démocratique ? On peut sans conteste dire que NS a été &laquo;&nbsp;fait&nbsp;&raquo; par et pour les possesseurs de groupes de diffusion.</p>
<p><strong>Comment les médias servent la politique</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Le principe est de ne pas faire réfléchir les gens, de les éloigner de ce qui les concerne. On est en plein dans l’application de ce propos de Paul Valéry « La politique est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. ».</p>
<p style="text-align: justify;">D’où l’information mièvre, vidée de sa substance, l&#8217;écran de fumée de l&#8217;actualité mondaine, l’opinion saturée avec du bruit médiatique sur des sujets mineurs. Sans oublier le maniement de l’épouvantail de la peur avec les affaires de droit commun qui semblent sorties de la presse de caniveau. &laquo;&nbsp;Attention, danger ! Les pédophiles sont partout, à côté de chez vous.&nbsp;&raquo; Ce qui est recherché, c’est le consentement au système économique en vigueur : le libéralisme mondialisé. Les multinationales, qui ont le pouvoir réel, contrôlent les médias qui œuvrent à créer les « illusions nécessaires » préalables à ce consentement. In fine le travail des médias consiste à borner le champ de réflexion politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Quant à la presse gratuite, la partialité est invisible derrière des dépêches aseptisées. Et le lecteur ne va pas se plaindre d&#8217;un journal qu’il n’a pas payé &#8211; directement pour le moins. Lire par exemple cet article sur ce sujet particulier. [5]</p>
<p style="text-align: justify;">Le plus grave ce n’est pas ce fait, logique, que nos grands médias deviennent de plus en plus acteurs de la société du spectacle. Mais c’est qu’en tant qu’outils politiques fondamentaux, ils soient en train de renoncer à leur tâche d’élaboration d’un espace public de discussion et de réflexion, pour ne plus exercer qu’une fonction de <a href="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/p-q-r/">propagande</a>.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr il y a des personnes qui remettent en cause l’information reçue, qui savent à quoi s’en tenir, qui ne sont pas consommatrices passives de prêt-à-penser très orienté. Mais ces personnes-là sont en nombre réduit face à l’énorme part de la population qui se préoccupe moins de ces sujets.</p>
<p style="text-align: justify;">La question des médias est donc une question très sérieuse, qui concerne tous ceux qui refusent que les marchés pensent à leur place. Ne nous taisons pas face à la “majorité silencieuse” et tonitruante des “télés-réalités”, sachons voir que souvent le « diverti se ment ». L’information est un bien commun. Communiquer librement, un droit. Les groupes multimédias enterrent ce droit. Aujourd’hui, en France, on peut dire que le pluralisme politique dans les médias est gravement mis en cause, que les issues d’élections sont biaisées et sans doute pire encore, la réflexion personnelle qui permet l&#8217;engagement citoyen combattue.</p>
<p style="text-align: justify;">Au vu de cela, on comprendra que le pouvoir politique actuel soit gêné par l’Internet libre. Les campagnes de dénigrement de ce nouveau média ainsi que les lois visant à contenir son impact sont en cela très inquiétantes. Et la suppression de vidéos mettant en cause la caste au pouvoir se pratique déjà. Les vidéos sur Jean S. et l&#8217; EPAD ont été supprimées de Youtube soi disant pour propriété intellectuelle. La prise de participation de l&#8217;état dans le portail vidéo Dailymotion [6], en toute discrétion, va faciliter encore ce contrôle. Et c&#8217;est là que la déjà forte concentration se poursuit, en commençant par le contrôle d&#8217;un générateur de &laquo;&nbsp;buzz&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Mychkine</p>
<p><strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=105">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=105</a></strong></p>
<p></strong> </p>
<p>* Précision : au moins en tant qu’actionnaire majoritaire.<br />
** Initiales de l’actuel chef de l’état dont le nom se voit suffisamment souvent.</p>
<p>[1] <a href="http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen">http://www.mediapart.fr/club/edition/etats-generaux-de-la-presse-le/article/131008/presse-notre-lettre-ouverte-aux-etats-gen</a><br />
[2] <a href="http://www.mediametrie.fr/communiques.php">http://www.mediametrie.fr/communiques.php</a><br />
[3] <a href="http://www.politique.net/2008011202-opinion-way-institut-de-sondages.htm">http://www.politique.net/2008011202-opinion-way-institut-de-sondages.htm</a><br />
[4] <a href="http://parlement-ue2008.fr/rap/a09-104-6-2/a09-104-6-22.html">http://parlement-ue2008.fr/rap/a09-104-6-2/a09-104-6-22.html</a><br />
[5] <a href="http://www.article11.info/spip/spip.php?article470">http://www.article11.info/spip/spip.php?article470</a><br />
[6] <a href="http://www.numerama.com/magazine/14302-l-etat-investit-dans-dailymotion-apres-y-avoir-place-des-hommes.html">http://www.numerama.com/magazine/14302-l-etat-investit-dans-dailymotion-apres-y-avoir-place-des-hommes.html</a><br />
- <a href="http://www.acrimed.org/">http://www.acrimed.org/</a><br />
- <a href="http://www.observatoire-medias.info/">http://www.observatoire-medias.info/</a><br />
- <a href="http://209.85.229.132/search?q=cache:j6L8g4F4DxgJ:www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/bourdieu.doc+bourdieu+sur+la+t%C3%A9l%C3%A9vision&#038;cd=2&#038;hl=fr&#038;ct=clnk&#038;gl=fr&#038;client=firefox-a">http://209.85.229.132/search?q=cache:j6L8g4F4DxgJ:www.cnam.fr/lipsor/dso/articles/fiche/bourdieu.doc+bourdieu+sur+la+t%C3%A9l%C3%A9vision&#038;cd=2&#038;hl=fr&#038;ct=clnk&#038;gl=fr&#038;client=firefox-a</a><br />
- <a href="http://www.passerellesud.org/spip.php?article291">http://www.passerellesud.org/spip.php?article291</a><br />
- <a href="http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/medias-contribuent-ils-au-debat-democratique.html">http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/citoyen/enjeux/media-democratie/medias-contribuent-ils-au-debat-democratique.html</a></p>
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		<title>Éducation : la réalité après les discours</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Nov 2009 21:08:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
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		<description><![CDATA[voici un texte, témoignage du chef d&#8217;un établissement scolaire du Rhône classé &#171;&#160;Ambition réussite&#160;&#187; qui éclaire bien le décalage entre les discours politiques et les (non-)actes. Le texte date de 2008 mais les méthodes gouvernementales ne changent pas. Aujourd&#8217;hui ce n&#8217;est rien moins que notre système éducatif qui est en danger. Regardons ce qui se [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Éducation : la réalité après les discours" src="http://vidberg.blog.lemonde.fr/files/2008/02/024-reforme.1203544299.png" /></p>
<p style="text-align: justify;">voici un texte, témoignage du chef d&#8217;un établissement scolaire du Rhône classé &laquo;&nbsp;Ambition réussite&nbsp;&raquo; qui éclaire bien le décalage entre les discours politiques et les (non-)actes. Le texte date de 2008 mais les méthodes gouvernementales ne changent pas. Aujourd&#8217;hui ce n&#8217;est rien moins que notre système éducatif qui est en danger. Regardons ce qui se passe sur le terrain en pratique, bien souvent hors du relais médiatique : des professionnels consciencieux sont malmenés, placés dans des situations difficiles sans considération.</p>
<p>&laquo;&nbsp;Bonsoir,</p>
<p style="text-align: justify;">vous savez tous que j&#8217;occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d&#8217;un collège dit &laquo;&nbsp;difficile&nbsp;&raquo;, classé &laquo;&nbsp;Ambition réussite&nbsp;&raquo;. 82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées. Un collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier.</p>
<p style="text-align: justify;">Je suis très fier d&#8217;avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux (Beauval et Pierre-Collinet), puis à Vaulx-en-Velin pendant 4 ans, et aujourd&#8217;hui à la Duchère. Fier d&#8217;être fonctionnaire de la République, d&#8217;assumer cette mission de service public tant décriée.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce soir, ma fierté m&#8217;a abandonné. J&#8217;ai honte. J&#8217;ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d&#8217;élèves et des élèves.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les &laquo;&nbsp;orphelins de 16 heures&nbsp;&raquo; à la rue ?</p>
<p style="text-align: justify;">Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, ministre de l&#8217;Éducation Nationale, à propos de la mise en place de l&#8217;accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collégiens de 16 heures à 18 heures ? (nds : (1))</p>
<p style="text-align: justify;">La circulaire a paru au Journal Officiel le 13 juillet 2007. Je l&#8217;ai découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège Schoelcher fin août, comme tous mes autres collègue Principaux de collèges en éducation prioritaire (près de 1 500 collèges dans toute la France).</p>
<p style="text-align: justify;">Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J&#8217;ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j&#8217;ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.</p>
<p style="text-align: justify;">Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur 365 élèves, j&#8217;ai réussi à en convaincre 225 : 61,5% de l&#8217;effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28%.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur 47 enseignants, j&#8217;en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J&#8217;ai sollicité le Centre Social pour mettre conjointement en place l&#8217;aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100% des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J&#8217;ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d&#8217;écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, deux groupes de soutien en français. J&#8217;étais en pourparlers avec un club d&#8217;échecs et un autre de rugby pour enrichir l&#8217;offre.</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;Inspection Académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d&#8217;heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15€ de l&#8217;heure).</p>
<p style="text-align: justify;">Je disposais de 1476 heures. C&#8217;est à partir de cette enveloppe que je n&#8217;avais pas demandée que j&#8217;ai construit mon offre. J&#8217;ai informé les parents d&#8217;élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L&#8217;aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plupart d&#8217;entre eux très heureux.</p>
<p style="text-align: justify;">Début décembre, j&#8217;ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre : 398 heures.</p>
<p style="text-align: justify;">Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l&#8217;Inspection Académique. L&#8217;inspecteur d&#8217;Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration inhabituelle. Curiosité puis inquiétude.</p>
<p style="text-align: justify;">L&#8217;inspecteur d&#8217;Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve (nds : devoir de réserve qui n&#8217;existe pas pour les fonctionnaires dans le droit administratif français (2)). &laquo;&nbsp;Le dispositif n&#8217;est pas supprimé, mais on a réduit la voilure&nbsp;&raquo;. On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n&#8217;en ai plus que 397 pour terminer l&#8217;année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C&#8217;est identique pour toutes les académies, l&#8217;inspecteur d&#8217;Académie nous l&#8217;a confirmé, comme s&#8217;il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de collège abasourdis).</p>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j&#8217;ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l&#8217;instant pas honorées (j&#8217;ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n&#8217;en ai plus les moyens. C&#8217;est noble le bénévolat, mais là, on atteint les limites&#8230;</p>
<p style="text-align: justify;">Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s&#8217;arrêteront faute de moyens. Je ne vous fais pas un dessin.</p>
<p style="text-align: justify;">Oui, j&#8217;ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d&#8217;élèves. Honte pour les professeurs. Honte pour les partenaires extérieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose.</p>
<p style="text-align: justify;">Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.</p>
<p>Bonsoir les amis, vive la République.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Non renseigné<br />
Mise en ligne : lottà</p>
<p><strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=94">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=94</a></strong></p>
<p></strong> </p>
<p>(1) <a href="http://www.lefigaro.fr/education/20070628.WWW000000372_les_orphelins_de_heures_beneficieront_des_la_rentree_de_cours_de_soutien.html">http://www.lefigaro.fr/education/20070628.WWW000000372_les_orphelins_de_heures_beneficieront_des_la_rentree_de_cours_de_soutien.html</a><br />
(2) <a href="http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/2008/01/31/obligation-de-reserve-les-fonctionnaires-citoyens-de-plein-droit-le-monde-31-janvier-2008/">http://anicetlepors.blog.lemonde.fr/2008/01/31/obligation-de-reserve-les-fonctionnaires-citoyens-de-plein-droit-le-monde-31-janvier-2008/</a></p>
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		<title>Identité nationale : Faux débats, vraies inquiétudes</title>
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		<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 19:36:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Alors que la réforme permettant une consultation citoyenne facilitée par la voie de référendums d&#8217;initiative citoyenne attend encore la loi organique qui lui permettra d&#8217;être enfin mise en application (1), le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (quel nom odieux pour ce ministère du &#171;&#160;front national inside&#160;&#187;) a tout [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="SuperDupont Fluide-Glacial" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/supdupont.jpg" alt="Super Dupont au secours de l'identité nationale" width="286" height="305" /></p>
<p style="text-align: justify;">Alors que la réforme permettant une consultation citoyenne facilitée par la voie de référendums d&#8217;initiative citoyenne attend encore la loi organique qui lui permettra d&#8217;être enfin mise en application (1), le ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (quel nom odieux pour ce ministère du &laquo;&nbsp;front national inside&nbsp;&raquo;) a tout loisir de lancer, avec un timing idéal pour occulter 3 semaines de divorce entre le peuple et ses représentants (affaires F. Mitterrand et J. Sarkozy), son pseudo et &laquo;&nbsp;imbécile&nbsp;&raquo; (2) grand débat sur l&#8217;identité nationale.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Pseudo&nbsp;&raquo; pour la simple raison que dans un pays vivant et différent chaque jour, un tel débat n&#8217;a pas lieu d&#8217;être. Comment définir une identité nationale que les entrants de demain rendront obsolète car la faisant évoluer par leurs idées et leurs actions ? Par &laquo;&nbsp;entrants&nbsp;&raquo; vous penserez immédiatement &laquo;&nbsp;immigrés&nbsp;&raquo; mais n&#8217;oublions pas les enfants de français qui sont à naître ! De toutes façons, dans un pays ouvert et accueillant, les deux cas se valent et nous ne pouvons, nous citoyens prompts à rendre les soixante-huitards responsables de l&#8217;état actuel d&#8217;un pays façonné par eux et pour eux en leur temps, décider aujourd&#8217;hui d&#8217;imposer une définition de l&#8217;identité nationale que devront accepter et respecter celles et ceux qui nous succèderont.</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Imbécile&nbsp;&raquo; car ce serait ainsi, pour satisfaire quelques bas du front, qu&#8217;un représentant républicain nous amène sur le chemin d&#8217;un pétainisme bon teint plutôt que sur celui des Lumières. &laquo;&nbsp;Le drapeau&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;la Marseillaise&nbsp;&raquo; deviendraient alors les icônes intouchables d&#8217;un symbolisme primaire dans un pays devenu aussi banal et insignifiant que tout autre.<br />
L&#8217;idée de la France elle, qui fait sa grandeur aux yeux de tous, si belle et si universelle qu&#8217;en firent leur notamment les membres du groupe Manouchian (ces Manouchian, Alfonso, Boczov, Fontanot, Grzywacz, Elek, Wasjbrot, Witchtz, Fingerweig et leurs autres camarades (3) (4)) au point de donner leur vie pour elle (12 de ces 23 là avaient moins de 30ans), cette idée ne serait plus qu&#8217;une vitrine fermée aux autres, et interdirait à quiconque n&#8217;est pas reconnu bon français de sang d&#8217;être amoureux de ce que représentent encore dans le monde actuel nos idéaux de liberté, d&#8217;égalité, de fraternité.</p>
<p style="text-align: justify;">Pourtant, dans l&#8217;absolu, un tel questionnement pourrait être louable s&#8217;il posait au départ la vraie bonne question. Et cette question est celle du &laquo;&nbsp;vivre ensemble&nbsp;&raquo; qui, indéniablement, se perd dans notre pays. De nombreuses tendances supra-nationales, nationales et infra-nationales sont à l&#8217;œuvre actuellement et qui éloignent les citoyen(ne)s les uns des autres, allant de la mondialisation et de la guerre économique au développement d&#8217;un communautarisme inhabituel. De plus le respect de l&#8217;identité nationale ne commencerait-il pas justement par le respect des valeurs de notre République par nos dirigeants ? Exemple parmi d&#8217;autres, que les politiques fassent en sorte que la République ne tende pas à favoriser une part trop restreinte du corps social au détriment des autres sous prétexte que celle visée aurait les moyens de la &laquo;&nbsp;remercier&nbsp;&raquo; financièrement et médiatiquement de ses attentions.</p>
<p style="text-align: justify;">Espérons que notre classe politique comprendra qu&#8217;à trop vouloir faire respecter les symboles d&#8217;un pays, on en arrive, parfois, à piétiner les valeurs qu&#8217;ils sont censés représenter. Car les symboles représentent les idées, ils ne les précèdent pas.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : lottà</p>
<p><strong></p>
<p style="text-align: left;"><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=75">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=75</a></strong></p>
<p></strong> </p>
<p>(1) <a href="http://info.france2.fr/dossiers/france/Le-r%C3%A9f%C3%A9rendum-d-initiative-populaire-58005090.html">http://info.france2.fr/dossiers/france/Le-r%C3%A9f%C3%A9rendum-d-initiative-populaire-58005090.html</a><br />
(2) Michel Rocard &#8211; <a href="http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20091102.OBS6600/lidentite_nationale_selon_rocard__un_debat_imbecile.html">http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/interviews/20091102.OBS6600/lidentite_nationale_selon_rocard__un_debat_imbecile.html</a><br />
(3) <a href="http://sindibad.fr/IMG/jpg/Memorial_affiche_manouchian.jpg">http://sindibad.fr/IMG/jpg/Memorial_affiche_manouchian.jpg</a> &#8211; http://sindibad.fr/<br />
(4) Ferré reprend un texte d&#8217;Aragon &#8211; <a href="http://www.youtube.com/watch?v=6HLB_EVtJK4">http://www.youtube.com/watch?v=6HLB_EVtJK4</a></p>
<p style="text-align: justify;">Crédit image : &laquo;&nbsp;Super Dupont&nbsp;&raquo; de <a href="http://www.fluideglacial.com/">&laquo;&nbsp;Fluide Glacial&nbsp;&raquo;</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Grippe A H1N1 : une vaccination controversée</title>
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		<pubDate>Thu, 12 Nov 2009 20:55:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lottà</dc:creator>
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		<description><![CDATA[C’est aujourd’hui que débute la campagne de vaccination contre le virus H1N1. J’imagine que ça ne vous a pas échappé. Ni non plus qu’une certaine polémique concernant l’opportunité de cette vaccination s’est développée. Ce n’est pas mon rôle de citoyen de donner des avis médicaux sur cette question, mais en revanche, c’est tout à fait [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Vaccination grippe porcine" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/vaccin-grippe-a.jpg" alt="grippe porcine : Vaccination controversée" width="520" height="341" /></p>
<p style="text-align: justify;">C’est aujourd’hui que débute la campagne de vaccination contre le virus H1N1. J’imagine que ça ne vous a pas échappé. Ni non plus qu’une certaine polémique concernant l’opportunité de cette vaccination s’est développée. Ce n’est pas mon rôle de citoyen de donner des avis médicaux sur cette question, mais en revanche, c’est tout à fait mon boulot de soulever quelques points de droit ou d’éthique, quelques statistiques, et de relayer quelques résultats d’études scientifiques.</p>
<p><strong>Le droit de choisir</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Premier point essentiel : à moins que ne soit déclaré un quelconque état d’urgence (ce qui n’est pas le cas aujourd’hui), c’est au patient, et au patient seul, de décider d’accepter quelque traitement que ce soit d’un médecin. Le médecin est censé lui apporter une information complète et loyale lui permettant de prendre sa décision en toute objectivité. Vous avez donc parfaitement le droit de demander, si vous vous interrogez sur l’opportunité de cette vaccination, à évaluer votre situation personnelle avec un médecin en qui vous avez toute confiance. Personne n’a le droit de vous faire culpabiliser de recevoir, ou de refuser, ce vaccin.</p>
<p style="text-align: justify;">Vous avez aussi, pour vous aider dans vos décisions, le droit de vous informer à toute source indépendante que vous jugerez pertinente. C’est un peu plus délicat, car cela vous demandera un effort de connaissance et de compréhension important, mais vous ne le regretterez sans doute pas.</p>
<p><strong>Les risques et les bénéfices</strong></p>
<p style="text-align: justify;">En science, et particulièrement en matière de santé, on ne décide pas au hasard, à l’intuition, de ce qui est bon ou pas. On se base au contraire sur des études aussi approfondies que possible. C’est sans doute ce que la science a de plus estimable : exiger d’elle-même la preuve de son efficacité. En matière de vaccination, on est donc supposé évaluer objectivement les risques et les bénéfices : si le bénéfice est clairement plus important que le risque, on décide que la vaccination est utile.</p>
<p style="text-align: justify;">Cette évaluation doit se faire au niveau collectif (est-il utile de lancer une campagne de vaccination), puis au niveau individuel (le vaccin est-il indiqué ou pas, pour chaque patient). On comprend dès lors que chaque vaccin devrait être évalué avec le plus grand sérieux avant sa mise sur le marché, et aussi après, pour en évaluer les éventuels effets secondaires à long terme.</p>
<p style="text-align: justify;">Mais est-ce le cas ? Et que donnent les évaluations existantes pour les vaccins contre la grippe saisonnière, celle qui revient chaque années et qu’on connaît donc bien ?</p>
<p style="text-align: justify;">Et bien, à ce qu’on sait, ce n’est pas brillant. D’abord, leur efficacité est douteuse, limitée à certaines catégories de la population. Quant aux risques éventuels, ils sont assez mal évalués. Prenez le temps de lire <a href="http://www.lanutrition.fr/La-vaccination-de-masse-contre-la-grippe-saisonni%C3%A8re-n-est-pas-justifi%C3%A9e-a-3775.htm">cet article</a> de Thierry Souccar, s’appuyant sur les études existantes, dont voici la conclusion :</p>
<p style="text-align: justify;">“Au final, la vaccination de 5 millions de Français chaque année prévient probablement au mieux quelques dizaines à quelques centaines de décès. Vous trouvez que c’est mieux que rien ? Certes, encore faudrait-il connaître les risques éventuels liés au vaccin. Et là aussi le bât blesse : « Aussi incroyable que cela paraisse, il n’existe quasiment pas de données sur la sécurité de ces vaccins, explique Tom Jefferson. Chez les personnes âgées, en dépit d’une base de données de plusieurs millions d’observations, la sécurité n’a été rapportée que dans cinq essais contrôlés portant sur moins de 3 000 personnes. Et encore, la période d’observation n’a duré qu’une semaine ». Il n’y a certes pas de preuves que le vaccin contre la grippe saisonnière soit dangereux, mais il est surprenant que ces questions de sécurité intéressent si peu les autorités sanitaires.”</p>
<p style="text-align: justify;">D’autres auteurs, tels que le Dr Marc Girard, se basant sur les études existantes, parviennent aux même conclusions : une efficacité douteuse, des risques mal évalués.</p>
<p><strong>Une pandémie redoutable ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Oui mais, me direz-vous, nous ne sommes pas dans le cas d’une épidémie de grippe classique. Cette pandémie est d’une autre trempe, il faut donc prendre des mesures exceptionnelles.</p>
<p style="text-align: justify;">Là encore, étudions les chiffres : durant tout l’hiver austral, l’hémisphère sud a recensé autour de 6000 morts du fait de la grippe A. Ca peut faire peur, mais c’est tout de suite moins impressionnant si on compare ce chiffre à la mortalité habituelle de la grippe saisonnière : 6000 morts, <a href="http://www.doctissimo.fr/html/dossiers/maux-hiver/articles/11320-grippe-saisonniere.htm">c’est comparable à ce que l’on recense en France chaque année</a>. Rien qu’en France, pas dans tout l’hémisphère sud. Pour l’instant, cette épidémie est donc moins virulente que l’épidémie habituelle.</p>
<p style="text-align: justify;">Elle peut devenir redoutable. Le virus peut muter. Mais alors, qui peut garantir, ou même supposer, que le vaccin contre le virus actuel (en supposant qu’il le soit aujourd’hui), sera encore le moins du monde efficace ? Si un médecin compétent dans le domaine peut m’affirmer ça avec quelques arguments, je suis preneur.</p>
<p><strong>Un vaccin bâclé</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Je ne peux pas juger de la qualité de l’évaluation des vaccins qui sont en train d’être mis sur le marché. Je peux juste, là encore, en tant que citoyen, m’étonner de la manière dont ces vaccins ont été développés, puis acceptés par les gouvernements.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour développer un médicament, quel qu’il soit, et les vaccins en font partie, il faut passer par des procédures assez compliquées de mise sur le marché. Des études sur l’innocuité, notamment, qui prennent quelques temps, et puis des procédures administratives assez longues. Tout ça prend des années, durant lesquelles on évalue les risques patiemment. Ce n’est même pas toujours suffisant : il arrive assez fréquemment qu’un médicament soit retiré de la vente après sa mise sur le marché, parce qu’on découvre des effets secondaires graves que les évaluations avaient laissé passer : plusieurs années d’évaluation sur quelques milliers de personnes sont parfois insuffisantes pour connaître les effets à long terme d’une substance active.</p>
<p style="text-align: justify;">Qu’en est-il de notre vaccin ? A-t-il été évalué plusieurs années ? Non. Plusieurs mois ? Ca dépend ce ce que vous entendez par plusieurs. Sachant que les études ont commencé en août, qu’il y a obligatoirement plusieurs phases d’essais cliniques, et que les premiers vaccins ont été livrés dès octobre, cela veut dire que l’ensemble des processus d’évaluation a duré deux mois au maximum. Quelques semaines au maximum pour chaque phase des essais.</p>
<p style="text-align: justify;">L’argument généralement utilisé pour justifier de cette très courte évaluation, c’est qu’on a du recul sur les vaccins contre la grippe, et qu’on peut donc simplifier les procédures. Mais nous avons vu que ce recul est pour le moins relatif, et cela contredit un autre argument qu’on nous sert par ailleurs : cette pandémie est exceptionnelle, elle est fondamentalement différente de la grippe saisonnière classique. Mais alors, si elle est fondamentalement différente, comment peut-on la prévenir avec un vaccin fondamentalement identique ?</p>
<p><strong>La loi, l’argent public et autres broutilles</strong></p>
<p style="text-align: justify;">La procédure normale d’évaluation d’un médicament aboutit à son autorisation de mise sur le marché, ou à son refus : le laboratoire qui le développe soumet un dossier complet aux autorités, qui, en fonction de la solidité de ce dossier, acceptent ou non de mettre en circulation une substance active.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans le cas qui nous occupe, les choses se sont passées différemment : en France, le vaccin était déjà acheté avant qu’un quelconque dossier ait été présenté. Selon le Dr Marc Girard, il était déjà entendu, dès l’été, que l’autorisation de mise sur le marché ne poserait pas de problème. Il n’était pas envisagé que le dossier puisse être refusé. 750 millions d’euros ont donc été dépensés sans la moindre certitude sur la qualité du produit acheté.</p>
<p style="text-align: justify;">D’ailleurs, en cas de problème, pas de problème : <a href="http://www.syndicat-infirmier.com/H1N1-immunite-juridique-des.html">les laboratoires disposent de l’immunité juridique</a> pour les vaccins qu’ils développent. Même si ça se passait mal, même s’ils n’ont pas fait leur boulot correctement, ils ne risquent rien. Mieux qu’au loto, on gagne à tous les coups.</p>
<p style="text-align: justify;">Et qu’on ne compte pas sur les autorités pour nous délivrer une information claire et honnête : les experts qui les conseillent ne cachent même plus leurs conflits d’intérêt. Travaillant pour les marchands de vaccins et délivrant leurs avis sur ces vaccins au ministère de la santé, ils ne trouvent même plus cela gênant. Le Dr Bruno Lina, conseiller du ministère, épinglé par Le Parisien qui révèle ses liens avec l’industrie pharmaceutique, <a href="http://lesinfos.com/2009/10/30/grippe-a-conflits-dinterets-et-decisions-precipitees/">prétend ne pas avoir d’influence</a> réelle sur la ministre. On se demande bien alors à quoi servent ces experts que personne n’écoute.</p>
<p style="text-align: justify;">Alors, avant de vous faire vacciner, parlez-en d’abord tranquillement à votre médecin, qui est le seul à pouvoir réellement vous conseiller en ce qui concerne votre santé, et prenez votre décision en conscience. Et si vous voulez en savoir plus avant de le consulter, lisez par exemple <a href="http://www.rolandsimion.org/spip.php?article47">ce rapport de 38 pages</a> du Dr Marc Girard, ou encore toute autre information indépendante que vous pourrez trouver. Mais rappelez-vous : en matière de santé, et hors de situations exceptionnelles décrétées en bonne et due forme, vous, et vous seul, avez le droit, avec le conseil d’un ou plusieurs médecins vous connaissant personnellement et se prononçant uniquement sur votre cas personnel, de décider de ce qui est bon pour vous : c’est la loi, et rien d’autre.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Fabien</p>
<p style="text-align: left;">Article  initialement publié sur le blog <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/" target="_blank">1000 idées pour la Corse</a> : <a href="http://1000ideespourlacorse.wordpress.com/2009/11/12/idee-n%C2%B020-se-faire-vacciner-ou-pas/" target="_blank">se vacciner (ou pas)<br />
</a> Sous licence creative commons : <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/">http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/fr/</a></p>
<p><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=78">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=78</a></strong></p>
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		</item>
		<item>
		<title>OGM : défaite de la démocratie en rase campagne</title>
		<link>http://www.sentinelles-de-la-republique.com/ogm-defaite-de-la-democratie-en-rase-campagne/</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 22:33:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Mychkine</dc:creator>
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		<description><![CDATA[1. Liberté Article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1948. « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Penchons-nous sur le 2nd terme, la liberté. La population se voit imposer son mode alimentaire à son insu. Le consommateur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-162" title="mais-ogm-2" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/mais-ogm-2.jpg" alt="mais-ogm-2" width="435" height="290" /></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>1. Liberté</strong><br />
Article 3 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1948. « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. » Penchons-nous sur le 2nd terme, la liberté.<br />
La population se voit imposer son mode alimentaire à son insu. Le consommateur n’aura plus la liberté de manger les mêmes aliments que ses grands-parents puisque les espèces de cette époque sont en voie d’extinction.</p>
<p style="text-align: justify;">On va vers un monde tout OGM. Car une culture non-OGM ne peut côtoyer une culture OGM sans devenir elle-même OGM. Ce monde-là n’est pas issu d’un choix des populations, pourtant concernées dans leur chair.</p>
<p style="text-align: justify;">Les OGM étant issus de transformation artificielle, ils sont susceptibles d’être brevetés (i.e. garanties de monopole). Pour être clair, des êtres vivants dans leur essence pourront avoir le statut de propriétés d’intérêts privés. C’est de l’intégrisme marchand qui trace la route de l’asservissement des populations. Le vivant propriété privée ? L’instauration de la marchandisation de la vie ? N’est-ce pas interpellant ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le cultivateur, qui ne peut réutiliser sa récolte de la saison précédente, se retrouve dans une situation de dépendance avec son fournisseur OGM. C’est une relation de dominant &#8211; dominé.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisque les techniques seront amenées à être mises à jour au vu de ce qui sera observé en plein champ, à terme, le citoyen se retrouve le cobaye de l’industrie. Il voit augmenter toujours plus sa dépendance envers des tiers.</p>
<p style="text-align: justify;">Une privation de liberté supplémentaire est l’impossibilité pour les autres cultivateurs de se soustraire à cette technologie. En effet la contamination, la pollinisation ne comptent pas les kilomètres.</p>
<p>Informé de cela, on aperçoit le spectre des pires errements du XXème siècle.</p>
<p><strong>2. Sûreté</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Penchons-nous sur le 3ème terme de l’article 3 cité plus haut, la sûreté. (Définition du dictionnaire de l&#8217;académie française : Éloignement de tout péril; état de celui qui n&#8217;a rien à craindre pour sa personne ou pour sa fortune; état de ce qui est à l&#8217;abri.)</p>
<p style="text-align: justify;">On va vers un monde tout OGM. Car une culture non-OGM ne peut côtoyer une culture OGM sans devenir elle-même OGM. Sûreté ?</p>
<p style="text-align: justify;">L’argument rassurant est que bien évidemment des tests sont effectués. Cependant ils sont insuffisants pour prévoir la modification de toutes les cultures… Excusez du peu. Les résultats ne peuvent être extrapolés. En plein air, confrontés à une diversité de milieux et conditions, les cultures transformées continueront à se transformer en se croisant avec d’autres espèces. Les implications sur la diversité et les équilibres entre espèces (dont l’espèce humaine) sont imprévisibles. C&#8217;est l&#8217;inconnu total qui règne sur ce sujet.</p>
<p style="text-align: justify;">Et la recette est celle classique de l’industrie : les tests initiaux ayant été effectués, on lance le produit (produit vivant ?). Et en cas de désastres, on « débuguera » grâce aux biotechnologies. Cela engendre un système infernal qui s’auto &#8211; alimente, produisant les solutions des problèmes qu’il créés. Ou comment créer de la croissance morbide.</p>
<p style="text-align: justify;">Les OGM ne vont pas remplacer l’usage d’herbicides ou de pesticides, et ne vont même pas les réduire. Au contraire. Il y a un risque d’escalade de vigueur dans les produits polluants utilisés, au fur et à mesures que les résistances aux OGM se développeront. L&#8217;industrialisation de l&#8217;agriculture a déjà engendré des pollutions graves, les OGM enfoncent le clou de la pollution. Un exemple factuel parmi d’autres : des champs OGM ont été assaillis par des mauvaises herbes amarantes d’une nouvelle génération surpuissante. Plus de cinq Etats du sud des Etats-Unis subissent cette fronde dont 50000 hectares pour la Géorgie.[1] On peut trouver d’autres exemples facilement.[2]</p>
<p style="text-align: justify;">Les risques sont bien là. Manger des aliments à herbicide ou insecticide incorporé au sein de chaque cellule n’évoque pas quelque chose de sain. Il y a un impact à redouter du point de vue médical : toxicité, allergies…</p>
<p style="text-align: justify;">Faut-il faire un parallèle avec les cigarettiers qui ont juré devant le congrès américain qu’il n’existait pas d’études prouvant la nocivité des cigarettes ? Evidemment le serment fut mensonger. Et qui en douterait ? Des intérêts économiques peuvent aller à ces extrémités. La différence notable est que fumer relève d’un acte volontaire, se nourrir répond à un besoin incontournable.</p>
<p style="text-align: justify;">Le triple caractère irréversible, risqué et polluant représente un empoisonnement annoncé de toutes les cultures, et une mise en péril de l&#8217;ensemble de la biodiversité planétaire, ce qui est contraire à l’assurance constitutionnelle de sûreté des citoyens.</p>
<p><strong>3. Peuple souverain</strong></p>
<p style="text-align: justify;">Titre 1 de la constitution Article 3 La souveraineté nationale appartient au peuple qui l&#8217;exerce par ses représentants et par la voie du référendum. Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s&#8217;en attribuer l&#8217;exercice.<br />
Titre 1 de la constitution Article 4. Les partis et groupements politiques concourent à l&#8217;expression du suffrage. Ils se forment et exercent leur activité librement. Ils doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie.</p>
<p style="text-align: justify;">Force est de constater que les OGM-dans-l’assiette n’ont pas été demandés par les citoyens, et les sondages indiquent une écrasante majorité défavorable. Où serait leur besoin ?</p>
<p style="text-align: justify;">Le pouvoir échappe au peuple. Quand celui qui cherche à s’exprimer est disqualifié, ou quand celui qui cherche à s’informer est prié de s’en remettre aux avis d’experts, qui ont un pouvoir exorbitant, c’est le règne de la technocratie. Le citoyen avec du bon sens n’a pas voix au chapitre. L’histoire montre pourtant que le savant n’a pas forcément raison. Cette évolution vide la démocratie de sa substance en transférant aux experts le pouvoir de décision qui est normalement celui du citoyen.</p>
<p style="text-align: justify;">La concentration de pouvoirs grandissante aux mains d’industriels détenteurs des brevets de nos aliments diminuerait encore le poids des états qui, lorsqu’ils sont démocratiques, expriment la voix de la nation.</p>
<p>Le droit à l’information est bafoué.</p>
<p style="text-align: justify;">A découvrir, ce site en anglais [3] sur l&#8217;état des contaminations dans le monde par pays, site qui ne sera pas promu sur les média de masse.</p>
<p style="text-align: justify;">Les débats sont tronqués. Ce que retiennent les gens prouve qu’un faux débat est présenté : « pour ou contre les OGM ». Des esprits distraits entendent « pour ou contre le progrès, ou la compétitivité de la recherche en France ». Les OGM sont une avancée scientifique. En tant que tel ils représentent un outil. Et ce n’est pas l’outil qui doit être l’objet de discussion mais son usage, en l’occurrence dans l’alimentation et de la manière précipitée qui est pratiquée. Donc une personne correctement informée ne sera pas opposée à la recherche fondamentale, médicale etc.</p>
<p style="text-align: justify;">Sur le pouvoir des mots et leur distorsion : on emploiera matière vivante plutôt qu’être vivant. Le premier terme évoque l’outil que manipule le scientifique. Le second évoque le compagnon animal ou végétal de l’homme. C’est juste un regard différent porté sur la même chose, pardon… le même être !</p>
<p style="text-align: justify;">Le mythe tenace du progrès. « C’est pour préparer l’avenir ». Les technocrates et scientifiques s’occupent de tout. Mais la science n’est pas synonyme de progrès. La science est un savoir objectivé, l’espérance d’un progrès est tout à fait autre chose. Il n’est pas contradictoire de concevoir une techno-science surdéveloppée dans un monde moralement barbare et inculte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le faux argument de nourrir le tiers-monde. Les bonds en avants de rentabilité dans nos sociétés industriels ne profitent pas au tiers-monde. Les déséquilibres sont maintenus et même aggravés. Les subventions aux riches en contexte mondialisé écrasent encore plus les pauvres. De plus les rendements accrus font baisser prix et revenus concomitamment.</p>
<p style="text-align: justify;">Les représentants du peuple dans leur mission ? Des industriels sont pressés d’obtenir les autorisations. Ils font pression sur les hommes de pouvoir. Voir l’interview édifiante d’un sénateur.</p>
<p style="text-align: justify;">Jean-François Legrand, sénateur UMP Propos recueillis par Maria Pladys 14/05/2008</p>
<p style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Je ne critique pas le lobbying, c’est une chose normale, mais quand je vois un collègue déposer un amendement copié-collé sur un argumentaire de lobbyiste pro-OGM, cela m’afflige.[…] J’ai été appelé par Monsanto Europe (entreprise américaine spécialisée dans la biotechnologie végétale, NDLR). Mais je n’ai jamais fait suite à ces appels. Pas comme mes collègues… J’ai entendu un sénateur dire que, s’il n’était pas réélu, il pourrait toujours travailler pour Monsanto. Cela donne une idée de ce qui s’est passé au Sénat.&nbsp;&raquo;[4] Voir également cet autre parlementaire s’insurger.[5] Ou des sombres manœuvres parlementaires se dérouler.[6]</p>
<p style="text-align: justify;">Les expérimentations en plein champ se font dans des lieux secrets, y compris à l’insu des maires des communes concernées. Quand une cause est philanthropique, elle ne recourt pas à l’opacité, au contraire.</p>
<p style="text-align: justify;">Est en place une dilution des responsabilités. Les OGM aux Etats-Unis d’Amérique ne sont pas étiquetés. Il est donc impossible de qualifier leur nocivité. Et le comble de cette opacité voulue est qu’elle profite aux OGM. Vous pensez qu’il y en a déjà trop ? Eh bien autant cesser de vous y opposer.</p>
<p style="text-align: justify;">Et pourtant, pendant que le peuple théoriquement souverain n’est toujours pas informé, la législation avance : seuil de contamination &laquo;&nbsp;acceptable&nbsp;&raquo; votés par les états et l’union européenne.[7] Formulé autrement : l’idée et le fait de la contamination sont acceptés.</p>
<p style="text-align: justify;">Aujourd’hui les citoyens qui ont mobilisé sur le sujet ont obtenu des résultats. Mais les OGM progressent sur la planète. Il y en a donc déjà dans nos assiettes. Par le biais de contaminations de produits importés ou par les produits issus d&#8217;animaux (lait, viande, œufs, &#8230;) nourris avec des OGM, car il n&#8217;y a aucune obligation d&#8217;étiquetage dans ces cas. Le gouvernement parle d&#8217;autorisation de mise sur le marché. Mais c’est limité aux cas intentionnels…</p>
<p style="text-align: justify;">La souveraineté du peuple lui a été confisquée par les industriels tous puissants avec l’irresponsable et lâche complicité des politiciens oligarques.</p>
<p style="text-align: justify;">Puisse la population se réapproprier son pouvoir pour son avenir.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Mychkine</p>
<p><strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez sur cet article : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=66">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=66</a></strong><br />
<strong>Réagissez, commentez, complétez, débattez sur le dossier républicain &laquo;&nbsp;pour une révolution agricole&nbsp;&raquo; : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=158">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=158</a></strong></p>
<p>Références :<br />
<a href="http://ogmdangers.org/">http://ogmdangers.org/</a><br />
[1] <a href="http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-faucheurs-au-secours-agriculteurs-americains-mauvaises-herbes-4229">http://www.lesmotsontunsens.com/ogm-faucheurs-au-secours-agriculteurs-americains-mauvaises-herbes-4229</a><br />
[2] <a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&#038;type_item=ART_ARCH_30J&#038;objet_id=1023603&#038;clef=ARC-TRK-D_01#ens_id=995487">http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&#038;type_item=ART_ARCH_30J&#038;objet_id=1023603&#038;clef=ARC-TRK-D_01#ens_id=995487</a><br />
[3] <a href="http://www.gmcontaminationregister.org/">http://www.gmcontaminationregister.org/</a><br />
[4] <a href="http://www.vsd.fr/contenu-editorial/l-actualite/les-indiscrets/500-jean-francois-legrand-senateur-ump-des-collegues-ont-cede-aux-sirenes-pro-ogm">http://www.vsd.fr/contenu-editorial/l-actualite/les-indiscrets/500-jean-francois-legrand-senateur-ump-des-collegues-ont-cede-aux-sirenes-pro-ogm</a><br />
[5] <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/08/01002-20080408ARTFIG00446-ogm-un-depute-ump-denonce-les-pressions-des-lobbies.php">http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/08/01002-20080408ARTFIG00446-ogm-un-depute-ump-denonce-les-pressions-des-lobbies.php</a><br />
[6] <a href="http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/09/01002-20080409ARTFIG00452-les-ogm-sement-la-panique-chez-les-deputes-ump.php">http://www.lefigaro.fr/politique/2008/04/09/01002-20080409ARTFIG00452-les-ogm-sement-la-panique-chez-les-deputes-ump.php</a><br />
[7] <a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:268:0024:0028:FR:PDF">http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:268:0024:0028:FR:PDF</a><br />
<a href="http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:268:0001:0023:FR:PDF">http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2003:268:0001:0023:FR:PDF</a><br />
<a href="http://www.ogm.gouv.fr/">http://www.ogm.gouv.fr/</a><br />
<a href="http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/theorie3.htm">http://sergecar.perso.neuf.fr/cours/theorie3.htm</a><br />
<a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1938">http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1938</a></p>
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		<title>Sclérose de la politique française par sa professionnalisation</title>
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		<pubDate>Wed, 11 Nov 2009 14:52:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Martigan</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Les hommes et femmes politiques français, dans leur très grande majorité, sont des professionnels de la politique. Par professionnel on peut supposer qu’ils ont acquis et développé les compétences qui leur permettent de gérer les affaires publiques (la République). Mais par professionnel il faut aussi penser que la politique est leur moyen de subsistance, leur [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="aligncenter size-full wp-image-175" title="Assemblee Nationale paris" src="http://www.sentinelles-de-la-republique.com/wp-content/uploads/2009/11/Assemblee-Nationale-paris.jpg" alt="Assemblee Nationale paris" width="450" height="299" /></p>
<p style="text-align: justify;">Les hommes et femmes politiques français, dans leur très grande majorité, sont des professionnels de la politique.<br />
Par professionnel on peut supposer qu’ils ont acquis et développé les compétences qui leur permettent de gérer les affaires publiques (la République).<br />
Mais par professionnel il faut aussi penser que la politique est leur moyen de subsistance, leur travail, là encore pour la très grande majorité d’entre eux.<br />
Et c’est là que le bât blesse. En effet, l’absence chez la plupart des hommes politiques français d’activité principale en dehors de leur « engagement » politique est porteur intrinsèquement de perversions.</p>
<p style="text-align: justify;">Si vous avez un travail, vous allez dans un premier temps chercher à le conserver, puis dans un second temps, si les conditions le permettent, chercher à évoluer, en termes de responsabilités, d’expertises et/ou de revenus.</p>
<p style="text-align: justify;">L’homme politique fait de même.<br />
Pour conserver un emploi (faute d’activité autre pour subsister), il va être capable de compromissions, de dévoyer son engagement, de pervertir sa mission auprès de ses électeurs, de cumuler les postes pour atténuer la perte de l’un d’entre eux.<br />
Pour augmenter ses revenus, il va chercher à cumuler ceux-ci, ainsi que les indemnités, les remboursements de frais…</p>
<p style="text-align: justify;">Cela explique en grande partie la réticence de la classe politique à limiter, voire interdire, le cumul des mandats. C’est naturellement, pour ceux qui sont en place dans les appareils politiques, une perte potentielle de revenus considérable et la perte de l’effet assurance d’un poste par rapport à un autre. Les arguments avancés pour justifier les cumuls sont risibles ou vides :<br />
- cumuler mandat national et local permet de faire avancer les dossiers : argument clientéliste, dans lequel on voit que la forme et les réseaux priment sur le fond du dossier ;<br />
- rester au contact des réalités : outre que les députés ont une permanence dans laquelle ils peuvent recevoir des « vrais gens » avec des « vrais problèmes », je ne suis pas sûr que le cumul des réunions obligatoires ainsi que des formalités inhérentes aux différents postes permettent de garder beaucoup de temps pour « rester au contact des réalités », sans compter le temps qui ne sera pas passé sur les dossiers dont a la charge le cumulard.<br />
On reviendra sur ce cumul des mandats…</p>
<p style="text-align: justify;">Il en découle le grippage des appareils politiques. En effet, comment mieux protéger ses revenus qu’en contrôlant la concurrence ? Au sein de son propre parti, c’est facile de s’assurer, une fois qu’on est en place, que personne ne vienne nous marcher sur les plates-bandes. Pour ce qui est de le concurrence, on peut trouver des accords, histoire de se « partager » les postes…</p>
<p style="text-align: justify;">Autre conséquence : les formations spécifiques aux hommes politiques. Une très grande partie du corps politique français est issue de Science Po, complété de l’ENA pour une bonne part (ce n’est pas le cas de notre président actuel, certes). Mais la question est : ces gens ont-ils fait ce parcours pour servir l’Etat, puis ont-ils décidé ensuite de mettre en avant leurs convictions politiques, ou bien ont-ils choisi dès le départ cette voie pour pouvoir réussir leur « carrière » politique. Bourdieu croyait savoir que la jeune Ségolène Royal s’est « posé la question du choix entre la gauche et la droite en terme de plan de carrière » et qu’elle a choisi la gauche faute de places à prendre à droite… Cette affirmation est certes à prendre au conditionnel, mais révélatrice de cette problématique du plan de carrière politique.</p>
<p style="text-align: justify;">Cela va désormais plus loin. Jean S., fils d’un certain Nicolas S., a décidé, manifestement, de se lancer dans une carrière. Mais ce n’est pas d’une carrière d’avocat dont nous parlons. C’est celle d’homme politique. D’ailleurs il parait douteux qu’avec un mandat de conseiller général, une position élevée à l’UMP des Hauts de Seine et un mandat d’administrateur de l’EPAD, Jean S. trouve suffisamment de temps pour retrouver le chemin des cours, le cas échéant, cela jetterait un doute sur l’intensité de son engagement auprès du peuple français (neuilléen surtout).<br />
Jean S. veut simplement faire homme politique, comme papa ! C’est une carrière intéressante. Pas la plus rémunératrice, mais tout de même très confortable : il y a aussi beaucoup d’avantages en nature, et le petit bonus du pouvoir…</p>
<p style="text-align: justify;">Mais dans cette jungle professionnelle, que deviennent les électeurs, que devient le peuple ?<br />
Rien. Il est mis de coté, il n’est plus qu’un moyen pour accéder à un poste, il est réduit à un consommateur de politique, il n’est pas un acteur de la vie de la nation. La République, la chose publique, est ignorée en fin de compte.<br />
L’élu, de représentant du peuple français désigné par le suffrage universel, et donc redevable devant lui de ses actes, au quotidien, devient un bateleur soucieux de son image, soucieux de trouver le bon « mix produit », la bonne « accroche commerciale » pour marquer le plus les esprits. Et le moyen remplace peu à peu la fin, dans un phénomène de perte de sens, de perte de repères personnels, accentué par une durée de vie politique qui se compte en décennies…</p>
<p style="text-align: justify;">Peu importe les convictions, il faut trouver un job.<br />
Et pour cela, à chacun sa stratégie :<br />
- grimper les échelons d’un parti établi (UMP, PS…) ;<br />
- trouver une niche produit et lancer une start-up ;<br />
- changer le packaging d’un vieux parti sans élan ;<br />
- trahir son camp (mais encore faudrait-il vraiment avoir des convictions pour parler de trahison…) : les transfuges socialistes au gouvernement Sarkozy… et Sarkozy lui-même, en son temps ;<br />
- jouer sur l’échelon local ou national.</p>
<p style="text-align: justify;">Pour tout homme politique adoptant cette « tactique », la conviction personnelle, l’engagement, sont des notions dépassées.<br />
Et le souci, c’est que ce mode de fonctionnement devient tellement généralisé qu’il obère toute possibilité de renouvellement, toute possibilité pour le peuple français de trouver des représentants qui seront fidèles à l’esprit de la République, qui agiront, au sein du peuple français, dans l’intérêt de celui-ci, qui respecteront des engagements pris devant celui-ci.</p>
<p style="text-align: justify;">Il reste toutefois, et heureusement, des moyens de défendre la République contre les dérives de la classe politique.<br />
Les citoyens peuvent utiliser leur bulletin de vote, ils peuvent aller voir leurs représentants (maires, conseillers généraux, conseillers municipaux, conseillers régionaux, députés, sénateurs…), leur demander des comptes, leur poser des questions, ils peuvent les sanctionner, et leur dire pourquoi ils le font.</p>
<p style="text-align: justify;">La démocratie française, en effet, cela ne devrait pas être des élites qui gèrent nos intérêts au mieux de leurs intérêts.</p>
<p style="text-align: right;">Auteur : Martigan</a></p>
<p><strong>
<p style="text-align: left;">Réagissez, commentez, complétez, débattez : <a href="../forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=67">forum/viewtopic.php?f=19&amp;t=67</a></p>
<p></strong></p>
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